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Course contre la montre pour protéger les exportations
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Course contre la montre pour protéger les exportations
Désormais c?est une véritable course contre la montre qui sera engagée par Maurice, comme certains autres pays de la région, pour essayer de protéger les secteurs du seafood et du textile. Surtout dans l?éventualité de non-signature d?un Accord de partenariat (APE) avec la Commission européenne (CE) d?ici décembre.
Lors d?une réunion samedi, les ministres Rama Sithanen (Finances), Arvin Boolell (Agriculture) et Rajesh Jeetah (Commerce et industrie) ont examiné la possibilité d?une configuration regroupant Maurice, les Seychelles, le Kenya et le Zimbabwe pour remettre des propositions conjointes à la CE au sujet d?un accord commercial.
Une autre configuration examinée est celle où Maurice négocierait un accord commercial aux côtés de Madagascar, les Seychelles et les Comores.
Mais à ce stade, aucune décision n?a été prise. Bien que Maurice ?uvre pour trouver une solution de transition pouvant permettre aux pays tombant dans la catégorie des pays en voie de développement de préserver leurs acquis auprès de la CE sans affecter l?intégrité de la configuration de l?Afrique orientale et australe (AOA). Maurice fait partie de cette configuration AOA dans le cadre des négociations avec l?Europe pour un APE.
Problèmes tarifaires pour Maurice
Car, pour Maurice, il s?agit aussi de protéger les intérêts des Etats non-PMA (pays moins avancés) et de veiller à ce que l?APE ne soit pas contesté à l?Organisation mondiale du commerce pour raisons d?incompatibilité.
Pour Maurice, le temps presse. Mais pas les PMA, qui eux, bénéficieront à partir de l?année prochaine d?un accès libre, notamment duty free et quota free pour l?accès de leurs produits sur le marché européen.
Les APE sont appelés à remplacer l?Accord de Cotonou. Or à Maurice, la signature des APE n?intervient pas, c?est l?ancien système, le Generalised System of Preferences (GSP) qui sera appliqué. Là, les préférences commerciales sous le GSP sont moins généreuses pour bien des Etats d?Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) que celles de l?Accord de Cotonou.
D?où les problèmes tarifaires pour des produits mauriciens, thon et textile, ? deux piliers de l?économie mauricienne pour entrer sur le marché européen. D?ailleurs, Peter Mandelson, commissaire européen au Commerce extérieur, a récemment souligné que la CE n?aura d?autre choix que l?application du GSP si la CE et les ACP ne signent pas un accord avant la fin de 2007.
Faute d?un APE, des tarifs pourraient être imposés sur l?entrée de ces produits en Europe. Les produits de mer pourraient être sujets à des tarifs de 24 %. Une situation qui pourrait bien remettre en question la compétitivité des produits mauriciens en Europe. Ce qui fait que la décision presse aussi sur un accord pour les tarifs douaniers si jamais la configuration de Maurice, Seychelles, Kenya et le Zimbabwe fait du chemin.
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