Publicité
Courrier
Sedley Assonne : Si Vèle Putchay avait couvert la deuxième partie de notre soirée, il n?aurait pas écrit ?on ose espérer que ce n?est pas cette même émotion-mère qui a poussé Sedley Assonne, qui avoue ne pas voir ce que les slamers ont apporté de nouveau dans la poésie, à presque interdire la parole à Tania Huet, cette fille slamer qui était venue partager sa conception de la poésie et de sa manière d?en pratiquer.? M. Putchay omet carrément d?écrire que j?avais expliqué que pour donner la parole aux slamers, nous avions invité Stefan Hart de Keating [?] à venir participer au débat. [?] S?il l?avait fait, cela aurait alors contredit le fait que j?avais interdit Tania Huet de parole. [?] D?ailleurs, à la fin du débat, je me suis même étonné qu?ils ne soient pas dans la salle et je leur ai alors demandé de s?identifier. C?est là que Tania Huet se lève et veut parler du slam. Elle l?a fait, mais je l?ai interrompue (mais pas interdit de parler, grosse nuance !) [?] Il est bon que M. Putchay sache que Tania Huet a été invitée par moi, durant la partie récital, à dire un texte. Ce qu?elle a fait [?]. Il n?a donc jamais été question d?interdire à Tania Huet de parler.
Merci d?avance d?apporter ces éléments de réflexion à vos lecteurs.
Notre réponse : L?expression utilisée était la suivante : ?presque interdire la parole à Tania Huet??. Puisqu?on n?a pas voulu qu?elle poursuive son discours, elle a été, en fin de compte, interdite de le faire. On ne l?avait pas ?interrompue? pour la laisser revenir sur ses explications, mais pour mettre un terme à ses propos initiaux, en la remerciant et en passant à autre chose, c?est-à-dire à la pause tout en lui offrant la possibilité de réciter ses poèmes après. On ne peut parler ?d?interruption? que là où il y a continuité. Ce qui n?était pas le cas. D?ailleurs, je n?ai fait que transcrire ses premières impressions dont elle m?avait fait part pendant la dite pause. Que vous ayez invité les slamers ou pas, que vous ayez invité Tania à réciter ses poèmes ou pas, ne change en rien ce qu?elle a ressenti à ce moment précis.
Rishy Bukoree : Mon prénom et mon nom ont été mal orthographiés (?Rishi Buckoree? au lieu de ?Rishy Bukoree?). Votre journaliste mentionne dans le dernier paragraphe dudit article que ?certains participants n?étaient pas dans leur assiette surtout lorsqu?on entend Rishi Buckoree (sic) déclarer : ?Je suis poète quand j?écris; en ce moment-ci je ne suis pas poète? (?) On était en face de quelqu?un qui était venu nous parler de poésie, lire ses poèmes alors même qu?il n?était plus poète. De quelle âme le poète qui n?en est plus un a-t-il lu ses vers?? Soit votre journaliste n?a rien compris de ce que j?avançais soit il a fait exprès de s?arrêter juste aux deux affirmations susmentionnées [?]. Pourtant, j?avais bien expliqué que je ne me considère plus comme poète ?en ce moment-ci? car j?ai une production poétique quasi-inexistante depuis quelque temps. [?] Les poèmes que j?ai récités [?] datent de quelques années déjà, et j?ai parfaitement le droit de lire, de relire, de réciter ?ma poésie? sans me considérer comme poète productif dans le moment présent. Pourquoi mon ?âme? serait-elle remise en question, comme l?insinue votre journaliste ? Entre réciter des poèmes et créer des poèmes, il y a une différence que j?estime votre journaliste parfaitement capable de comprendre, malgré son penchant pour la pédanterie.
Notre réponse : Pour avoir malencontreusement mal orthographié son prénom et son nom, nous présentons nos excuses à la personne concernée. Quant au reste, que celui qui ?ne se considère pas poète en ce moment-ci? sache que ce n?est pas son ?âme? qui est remise en question mais sa lecture de poème sans âme de poète ? car il lisait des poèmes à une soirée poétique tout en affirmant ne pas être poète. Il faut savoir qu?aucun poème n?est fini en soi. La lecture des poèmes est aussi production poétique. Un poème mal lu est un poème mal achevé. Toute lecture de poème réclame donc l?investissement de l?âme poétique du lecteur. Mais, si vous lisez votre poème ? bien qu?il ait été écrit dix ans auparavant ? et que vous ne vous sentez pas poète au moment de la lecture, vous le lirez sans doute de la manière la plus ordinaire, c?est-à-dire comme le ferait n?importe qui, poète ou pas. Dans ce cas, M. Bukoree, vous auriez bien pu rester chez vous et le lire devant le miroir plutôt que de le faire devant une salle de gens invités à une soirée poétique. Sachez enfin qu?on n?est pas moins poète en lisant des poèmes qu?en les écrivant. Puissiez-vous comprendre cela !
Publicité
Publicité
Les plus récents