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Coup de pouce vers l?Eldorado

6 septembre 2008, 20:00

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«J?ai postulé en février. J?ai signé mon contrat en août. Plus que le visa pour partir ! », lâche Diren D., qui imagine déjà sa nouvelle vie au pays des caribous.

Ce chauffeur de 32 ans a été agréablement surpris lorsque l?Organisationinternationale pour les migrations (OIM) l?a contacté pour la signature du contrat le liant à Lakeside Packers. Cette industrie d?agroalimentaire est en fait basée à Alberta, au Canada. Etonnant ? Pas tant que ça !

Cette réalité porte le nom de « migration circulaire », l?un des projets d?envergure de l?OIM. Cet organisme intergouvernemental par défaut, traite des questions liées à la migration. Etablie en 1951, l?OIM compte à ce jour 125 états-membres, incluant l?île Maurice depuis juin 2006. Cette agence met en ?uvre des projets relatifs à la migration, d?ordre humanitaire, ou encore des recherches sur les travailleurs migrants. Ainsi, un bureau de liaison a vu le jour à Maurice en octobre 2007 et a pris ses quartiers de manière permanente au Saint James Court, en mars dernier.

<B>La prise en charge du travailleur</B>

L?OIM a initié deux projets pilotes de migration circulaire avec la collaboration du bureau du Premier ministre, du ministère des Finances (à travers la National Empowerment Foundation) et du ministère du Travail en 2007. 165 personnes ont déjà été sélectionnées et embauchées à Maple Leaf Foods (usine d?agroalimentaire située au Canada) en mars dernier. D?autres, comme Diren, n?attendent plus que le visa pour s?envoler direction Lakeside Packers.

L?atout de ce concept est la prise en charge du travailleur. « Il y a une date de retour de prévue. Une structure est en place pour faciliter sa réintégration », explique Michael Newson, coordinateur de projets et représentant du bureau de liaison de l?OIM à Maurice.

Ce programme vise d?une part, à procurer un emploi à des chômeurs mauriciens, d?autre part à garantir une main-d??uvre qualifiée à des pays qui connaissent une population vieillissante (Europe, Moyen-Orient, Australie et Canada). « Jusqu?à présent, seules des opportunités professionnelles au sein de Maple Leaf Foods et Lakeside Packers nous ont été communiquées par l?OIM et le processus de sélection a déjà pris fin », explique un haut fonctionnaire du ministère du Travail. Et d?ajouter que « des projets éventuels sont en train d?être considérés par une entreprise au Québec ».

A noter que l?une des fonctions maîtresses de l?OIM est d?encadrer les Mauriciens désireux d?émigrer. Dans le concept de la migration circulaire, par exemple, l?OIM les assiste lors du processus de recrutement, de l?octroi des visas, de l?orientation et du trajet jusqu?au pays d?accueil.

Par ailleurs, OIM Maurice travaille conjointement avec l?OIM de Londres, ceci dans le but de soutenir les Mauriciens qui rentrent de Grande-Bretagne et d?Irlande. Facilitant ainsi leur réinsertion et réintégration grâce à des projets comme le Voluntary Assisted Return and Repatriation Programme et le Voluntary Return and Reintegration of Detained Migrants Programme. Les deux se rejoignent, mais diffèrent toutefois dépendant du « type de migrants qui sont assistés », souligne Michael Newson.

Démarrer une nouvelle vie</B>

De plus, les émigrés mauriciens basés en Grande-Bretagne ou en Irlande peuvent trouver de l?aide auprès de l?OIM. Cette dernière aide les expatriés, désireux de rentrer définitivement dans leur pays d?origine, ou qui sont dans une posture délicate (situation irrégulière, expiration de visa, etc.). À leur retour, « on leur transmet les options qui leur sont imputées. En outre, ceux qui perçoivent des fonds émanant du gouvernement britannique, ont la possibilité de démarrer une nouvelle vie : poursuivre des études, voire des formations spécifiques (coiffure, etc.), monter une petite entreprise (chauffeur de taxi, snack, etc.) », déclare le représentant de l?OIM Maurice.

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