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Couleurs du Gujurat
Les 12 artistes de Police Ras Mandal ont donné leur dernier spectacle mauricien à Poste de Flacq, lundi soir. Un spectacle proposé par le Centre Indira Gandhi pour la Culture Indienne et le ministère des Arts et de la culture.
Autre ambiance évidemment que la soirée de gala, proposée samedi dernier. Rendez-vous à 19 heures, dans la belle région de l?Est. Le Centre Récréatif de Poste de Flacq semble un bel espace pour offrir des spectacles. Le soleil se couche, tous les sièges sont installés pour accueillir le public. Même les trois musiciens du groupe sont déjà en place. Mais quelque chose cloche.
Durant une demi-heure, le spectacle sera retardé à cause d?une panne générale d?électricité qui sévit dans tout le quartier. Une fois rétablie, l?électricité change le monde.
Le village semble se réveiller d?un long sommeil. Le public surgit de tous les côtés, les chaises, installées dans la cour du centre trouvent vite des propriétaires pressés d?avoir les meilleures places. Jusqu?à ce que les artistes entrent en scène, le spectacle a lieu dans la cour.
Les petites lumières qui s?allument au fur et à mesure, achèvent d?installer un vrai et simple décor de fête. Tout est en place et les artistes, sont fins prêts pour la représentation.
La musique est lente mais le rythme est bien frappé. Tout est folklorique. Les danseuses entrent en scène après une introduction musicale, comme débarquées d?une contrée de l?Inde, où la culture, l?art, a une grande importance dans la vie quotidienne.
Les danses représentent le travail, souvent agricole, ou des scènes de vie, plus généralement des célébrations, des jours de fête.
On apprécie tout particulièrement de ces danses et groupes, les costumes traditionnels, tous en couleurs et contrastes. Lundi, les danseuses du Police Ras Mandal, portent des robes noires, sur lesquelles sont cousus des motifs de couleurs vives. Rouge, orange, rose, vert et des petits morceaux brillants s?élancent dans une belle farandole.
Structure musicale
Les artistes forment un cercle qu?elles ne quittent jamais, et dansent, en tournant, des figures à répétition. Les hommes de la troupe, rejoignent les femmes pour un deuxième morceau. Ils portent eux aussi des costumes à l?identité très marquée, rouge vert et or sur un linge blanc cassé et sont coiffés d?un turban rouge et or.
Ce sont les mêmes mouvements en cercle, mais en couple cette fois-ci. Les hommes et les femmes ne frappent plus des mains pour battre la mesure, mais utilisent des bâtonnets de bois.
Cela a l?air d?être une intense cérémonie, mais accomplie sans effort, jusqu?à un rythme soudain plus soutenu et des danseurs qui mettent un peu plus d?énergie.
On garde le cercle, on garde les notes mais on change le tempo. Une structure musicale que l?on retrouvera au fur et à mesure des présentations de Police Ras Mandal.
C?est joli, mais le spectacle aurait gagné à plus de sourires et des introductions aux danses pour nous expliquer leur histoire ou leur signification.
On pourra reprocher aussi aux danseurs d?enchaîner tout bonnement les mouvements, avec une aisance et une fluidité certaine, mais sans plaisir apparent. Reste que le spectacle de Police Ras Mandal était visuellement très coloré, festif, et intéressant.
S.K.
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