Publicité

Contrefaçon alléguée: 268 chauffe-eau solaires saisis dans l’entreprise d’un limier de l’ADSU

10 mai 2012, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Un officier de l’unité de la brigade anti-drogue de Curepipe a été appréhendé pour contrefaçon alléguée, dans l’après-midi du jeudi 10 mai 2012, par ses collègues de Port-Louis.

Un cas peu commun pour les limiers de la brigade anti-drogue des Casernes centrales. Soondarlall Bhuttooah, un de leurs collègues de Curepipe a été appréhendé par les hommes du chef inspecteur Tuyau.

Ce qui étonne les enquêteurs c’est que le policier en question est également directeur de Standard Solar Engineering System Ltd. Pourtant, selon le code éthique en vigueur dans la fonction publique aucun fonctionnaire ne peut avoir une deuxième activité professionelle. 

L’officier de Curepipe est soupçonné d’avoir commercialisé des chauffe-eau solaires de la marque Hi-Tech dont il ne détient pas le « trademark ».Une enquête a été ouverte suite à une plainte de Doorgesh Lucknauth, directeur de Hi-Tech Engineering System Ltd. Ce dernier affirme être le revendeur agréé de la marque Hi-Tech. 

«Cela fait des mois depuis que j’ai demandé au directeur de Standard Solar de cesser la vente de ces produits dont je détiens le droit de commercialisation. Finalement, je me suis prétendu acheteur et j’ai porté plainte parce que c’était bien un des articles que je vends », explique Doorgesh Lucknauth. Il ajoute que les appareils se vendent à Rs 19 900 et que le revendeur lui a proposé d’enlever le montant des subventions de Rs 10 000 offerte par le gouvernement alors que l’acheteur ne s’était même pas inscrit au préalable.

Soondarlall Bhuttooah a retenu les services de Me Ashley Hurhangee. Ce dernier explique que son client avait fait son inscription à la Development Bank of Mauritius (DBM), le 22 mars 2010 pour pouvoir offrir ses chauffe-eau solaires à prix réduit. Il affirme aussi que Doorgesh Lucknauth était un ex-employé de la compagnie Standard Solar Engineering System Ltd.

« Mon client a fourni des preuves concrètes pour prouver son innocence. Il a coopéré pleinement avec les limiers de la police. Je trouve que dans la plainte déposée contre mon client, il y a beaucoup d’éléments qui sont de mauvaise foi », soutient Me Ashley Hurhangee.

Soondarlall Bhuttooah compte plus d’une trentaine d’année dans la force policière. Cet homme de 58 ans a été appelé à donner sa version. Il a été relâché sur parole. Il sera entendu, à nouveau, par les enquêteurs de l’ADSU, ce vendredi 11 mai 2012.

 

Publicité