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Contrôles plus sévères à la douane

4 mars 2008, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

S?assurer que les produits ne sont pas sous-facturés. Du coup, depuis hier, la douane a mis en vigueur différentes mesures permettant de mieux contrôler les marchandises importées principalement de la Chine. Deux documents sont désormais exigés pour le dédouanement : l?Export Bill of Entry et le certificat d?origine.

Ce sont les pays exportant ces marchandises qui doivent les envoyer à la douane. Dans le cas contraire, les produits ne pourront être dédouanés pendant plus de trois jours, avec les inconvénients que cela représente en termes de frais portuaires.

Ce chamboulement au niveau la douane tiendrait son origine des documents d?exportation vierges retrouvés chez une firme de courtier maritime lors d?un raid de la douane au siège même de cette firme fin 2007. Des lettres incriminant de nombreux importateurs de sous-facturation avaient également été reçues.

Selon un constat de la douane, 80 % des marchands ambulants et des magasins non enregistrés à la TVA sont impliqués dans les fraudes douanières. Ils sous-facturent des marchandises, en provenance de Chine particulièrement, notamment des chaussures, sacs et des vêtements. Selon la douane, une telle pratique, qui dure depuis au moins quatre ans, représente un manque à gagner de plus d?un milliard de roupies dans les caisses de la MRA.

«Retarder le business dans le port»

Du côté des compagnies transitaires, le sentiment est plutôt mitigé face à ces changements. «C?est une bonne chose mais la douane devrait plutôt orienter ses contrôles vers les importateurs fraudeurs qui, eux, sont de connivence avec les marchands ambulants. Notre boulot est de nous assurer de l?embarquement du transport et du débarquement à bon port des marchandises. On n?est pas concerné par ces fraudes», insiste Robert Hungley, président de l?Association professionnels des transitaires (APT). Il précise que c?est à l?initiative de son association, qui a soumis des propositions à la douane, que celle-ci a accepté des discussions à ce sujet. Il estime toutefois que l?exigence de documents tels que le certificat d?origine va «largement retarder le business dans le port et même au niveau du cargo à Plaisance». Selon lui, les documents issus de certains pays seront illisibles, voire difficiles à traduire, causant par là davantage de tracasseries aux importateurs honnêtes.

Le président de l?APT ajoute qu?il appartient à la Mauritius Revenue Authority (MRA) de venir de l?avant avec des enquêtes sur les commerçants malhonnêtes. Ce n?est pas à la douane de réclamer divers types de documents qui retarderont le business, dit-il.

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