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Contestation tous azimuts des syndicats contre le NPC

7 mai 2007, 00:00

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Les syndicats ameutent les troupes pour entrer sur le champ de bataille. Objectif : terrasser le National Pay Council (NPC). Et pour cela, il faudra déployer les grands moyens et sur plusieurs fronts. Mais les syndicats se disent prêts pour l?affrontement.

La nomination de cinq représentants syndicaux par le Conseil des ministres vendredi dernier a été la goutte d?eau qui a fait déborder le vase. Après le refus des syndicalistes de siéger au NPC, le gouvernement a choisi cinq personnes (Yusuf Sooklall, Radhakrishna Somanah, Fritz Thomas, Dewan Quedou et Ramesh Maudhoo) plus disposées à représenter les travailleurs. Ce qui a été considéré comme un coup de poignard par le monde syndical.

Qualifiés de ?proches du pouvoir? par les syndicalistes, les cinq désignés ont été invités à ?démissionner? parce que ?c?est dans leur propre intérêt et dans celui des travailleurs?, lâche Tulsiraj Benydin, président du National Trade Union Council (NTUC) et un des porte-parole de la grande plateforme syndicale.

Les fédérations syndicales contestaient la légitimité même du NPC et enrageaient de voir disparaître les consultations tripartites. Pour les syndicats, le NPC ne décidera que du minimum en termes de compensation salariale annuelle, laissant la part belle aux compagnies de fixer la hausse des salaires de chacun de ses employés. Pour cela, c?est notamment la productivité de ceux-ci et l?état financier de la compagnie qui seront les deux facteurs déterminants.

?Violations flagrantes des conventions?

?Nous allons contester à plusieurs niveaux. Nous préparons des actions syndicales de grande envergure?, prévient Tulsiraj Benydin. Il compte aussi alerter officiellement le Bureau international du travail et la Confédération internationale syndicale. Le nécessaire devrait être fait aujourd?hui. ?Il y a des violations flagrantes des conventions internationales du travail, à savoir le tripartisme, la liberté syndicale et les négociations collectives, auxquelles Maurice adhère et nous allons le faire savoir?, tonne Tulsiraj Benydin.

Des campagnes d?affiches et des tracts figurent également au menu. En attendant l?assemblée générale spéciale, un rassemblement de ?tous les délégués syndicaux de tous les syndicats de Maurice? aura lieu entre le 15 et le 17 mai, la date finale n?ayant pas encore été fixée. Environ 2 000 représentants sont attendus.

Une contestation en cour de justice est aussi prévue. Des hommes de loi commenceront à préparer le dossier cette semaine.

La plate-forme des représentants des travailleurs, dont fait également partie le Mauritius Labour Congress et le National Trade Union Congress, compte plus de 150 000 travailleurs parmi ses membres.

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