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Consolidated Fabrics Ltd, l?épopée du fil qui devient tissu

9 mai 2006, 20:00

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Sous l??il scrutateur de Chantal Goder, son team leader, Deepak Soobhug inspecte le blanc tissu resplendissant en attente d?être enroulé, empaqueté d?un mince film de plastique afin d?être prêt pour l?exportation. Chez Consolidated Fabrics Ltd (CFL), du groupe Ciel Textile, tout entre en fil écru pour en ressortir tissu. L?entreprise est entrée cette année-ci dans la phase de renouvellement et de modernisation des équipements. Investissements qui sont dictés par les exigences de la clientèle haute de gamme.

C?est en juin 1998, que Ciel Textile reprend les activités d?Essar, entreprise indienne qui a gardé une participation de 25 % dans l?actionnariat. Aujourd?hui, avec ses 600 employés, CFL tisse 8 000 kilomètres de tissus pour chemise, destinés tant à l?exportation qu?au marché local (les unités de confection de Ciel Textile) et d?autres usines. ?Le chiffre d?affaires est de Rs 650 millions?, fait ressortir Eddy Yeung, Chief Operating Officer de CFL.

Dans le vaste bâtiment, s?entremêlent fils de tous coloris sur les ultrarapides métiers à tisser. La différence est de taille entre les appareils anciens et les nouveaux. Lors de la visite du ministre de l?Industrie, Rajesh Jeetah, en ces lieux lundi matin, le Chief Executive de Ciel Textile, Arnaud Dalais, qui relève l?écart. ?Distinguez la rapidité?, dit-il, dans la tumulte cadencée des rouleaux composant le tisseur automatique. Le nouveau court deux fois plus vite.

Avant d?en arriver là, les fils d?écru ? que CFL importe de l?Afrique, de l?Inde, d?égypte, du Pakistan et d?Europe ? sont blanchis et nettoyés. Les bobines sont référencées par une étiquette, dans un lot, avant d?être placées dans d?imposantes cuves. Les couleurs en excès sont subséquemment enlevées afin d?empêcher toute décoloration au lavage futur de la chemise.

Ensuite démarre le long processus du tissage, répercutant sur le tissu, le design conçu par les artistes de CFL. Le tisseur automatique s?y adapte tant pour confectionner le tissu uni ou celui étant à raies, à carreaux ou doté de dessins à relief. Déjà, en traversant la salle de tissage, les toiles, en effet, tombant de l?appareil sont synonymes de la versatilité de ces milliers de mains invisibles.

De prime abord, on aurait cru, de loin, que le tissu est fin prêt. Mais il reste le polissage à faire. L?épreuve est de feu. Un passage sur la cime orange des flammes alimentées par le gaz. Ce fin tissu qu?on admire au toucher passe par d?autres épreuves de force qu?est le desizing chimique, l?ajout de la brillance avec de la soude caustique, et pour terminer la série, le lavage, le blanchissage et la neutralisation de tout composant chimique résiduel. Tant d?étapes pour que le tissu de chemise maintienne son éclat dans le temps.

Quand Chantal Goder et son équipe auront fini au niveau du contrôle, le tissu entamera un nouveau périple, celle du découpage pour la fabrication de belles chemises. Rien à dire. La palette de design qu?offre CFL attise le regard. Et peut-être, la chemise que Tom Cruise porte dans Mission Impossible III, est une Made in Mauritius. à 100 %.

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