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Condamnation parlementaire de l?« excision » des Chagos
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Condamnation parlementaire de l?« excision » des Chagos
Le comité parlementaire restreint, chargé de faire la lumière sur le détachement arbitraire, en 1965, de l?archipel des Chagos, l?île de Diego Garcia comprise, du territoire mauricien, par la puissance colonialiste d?alors, l?Angleterre, donne son verdict à la mi-juin 1983. Il déclare l?Angleterre coupable du crime d?«excision» territoriale aux dépens de la population mauricienne. Ce vol d?archipel viole tout simplement la charte des Nations unies. Il condamne aussi les ministres en poste, en 1965, de n?avoir pas eu la lucidité voulue pour anticiper que Diego Garcia deviendrait tôt ou tard une base militaire américaine, l?Angleterre étant forcément le bouledogue sans dent de son maître, l?Oncle Sam d?Amérique. Il précise que le chantage exercé par les Anglais, lors de la conférence constitutionnelle de 1965, à Londres, invalide, bien sûr, l?acte arbitraire du détachement des Chagos du territoire mauricien.
L?accablant rapport pour les colonialistes anglais de ce comité parlementaire restreint est déposé, à l?Assemblée législative, le vendredi 10 juin 1983, soit la veille du premier anniversaire de l?éclatante victoire électorale (60-0) du MMM-PSM, anniversaire que nul ne songe à commémorer un an après et même 25 ans après. (N.B. : Comment peut-on rougir d?une victoire électorale aussi éclatante ?)
Font partie de ce comité parlementaire restreint que, préside Jean Claude de l?Estrac : - Paul Bérenger, Kader Bhayat (étaient-ils assis côte à côte ?), Kishore Deerpalsing, Serge Clair (alors ministre aussi des Iles lointaines, une visite d?Agaléga le prouve [voir l?express du 8 mai 2008] ), Anil Gayan (spécialiste du droit de la mer et des plateaux continentaux sous-marins), Sateeanand Peerthum (éminent historien), Shirin Aumeeruddy-Cziffra et France Roussety (député correctif du Parti travailliste). Constatons, ici, l?absence particulièrement inique de Sylvio Michel, un des premiers politiciens à s?être penchés en profondeur et en vérité sur le calvaire infernal subit par nos frères et s?urs chagossiens déracinés, dans l?indifférence la plus totale, y compris de ceux, de la classe politique comme du secteur privé, se sachant directement responsables et complices de ce crime d?excision. Quelque part, en pleine éternité, un martyr chagossien doit leur interdire l?accès au repos béat et éternel.
Ce comité restreint s?appuie sur plusieurs articles de presse (presse reconnue bienfaitrice), tant locale qu?étrangère, pour démontrer qu?aucun dirigeant politique, participant à la conférence constitutionnelle de Londres, en 1965, peut plaider l?ignorance à propos des sinistres intentions de l?Angleterre, jamais plus colonialiste et impérialiste, pour exciser nos Chagos du territoire mauricien et l?offrir en recel sur un plateau, au soi-disant gendarme du monde libre, les Etats-Unis d?Amérique pour qu?ils en fassent une base militaire qui leur permettra plus tard de bombarder impunément l?Irak, l?Iran, l?Afghanistan, en attendant l?invention de toutes pièces d?autres ennemis, pour ne rien dire de leur nouvelle et terrorisante Inquisition anti-terroriste, présente en 2008 à Diego Garcia ou au large de cette île et n?ayant pas grand-chose à envier à l?inhumaine base de Guantanamo que même la Cour suprême des Etats-Unis réprouve et condamne.
Le rapport de ce comité cite également des extraits de procès-verbaux du Conseil des ministres de l?époque, et de correspondances échangées entre Port-Louis et Londres. L?inévitable implication américaine dans ce crime d?excision est établie sans aucun doute possible. Nous avons donc affaire à des traîtres mauriciens, ayant vendu leurs frères et s?urs chagossiens, à des forbans colonialistes et impérialistes, le tout sur l?autel sacré de l?Indépendance de Maurice.
Ce comité parlementaire, France Roussety comprise, condamne sir Seewoosagur Ramgoolam pour avoir longtemps soutenu n?avoir jamais vu des documents faisant état de la détermination de la puissance colonialiste d?exciser les Chagos du territoire mauricien, pour nous priver à jamais de la jouissance éternelle de cet archipel paradisiaque.
Ce comité s?indigne que des documents officiels ayant trait à la sinistre excision des Chagos du territoire mauricien ont été arbitrairement enlevés des archives du château du Réduit avant l?accession de Maurice à l?Indépendance.
L?autre crime impardonnable de l?Angleterre colonialiste et impérialiste est d?avoir sciemment et volontairement violé la convention onusienne interdisant tout démembrement territorial des anciennes colonies avant leur accession à l?Indépendance.
(A suivre)
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