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Conclusion d’un projet d''accord très contesté
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Conclusion d’un projet d''accord très contesté
Pays développés et émergents ont conclu in extremis, hier soir, vendredi 18 décembre, un accord a minima sur la lutte contre le réchauffement climatique, déjà contesté par plusieurs pays en développement et insulaires.
Le texte devait encore être approuvé par l''''ensemble des 193 Etats participant à la conférence de Copenhague, mais plusieurs d''entre eux ont laissé entendre qu''il n''était pas acceptable.
"J''ai le regret de vous informer que Tuvalu ne peut accepter ce document", a déclaré tôt samedi le délégué du petit Etat insulaire de l''océan Pacifique, menacé de disparaître de la surface du globe par la montée du niveau des eaux.
Il a été rejoint dans son rejet du texte par les délégués du Venezuela, de Bolivie, de Cuba ou du Nicaragua, qui ont tous dénoncé avec colère un projet ne permettant pas de répondre au défi du changement climatique.
Ils se sont en outre agacés de la façon dont les dirigeants des grands pays ont négocié en petit comité.
La déclaration politique proposée vendredi soir est issue des discussions menées par 26 pays industrialisés et émergents, mais elle est essentiellement le fait des Etats-Unis et de puissances en devenir - Chine, Inde, Brésil et Afrique du Sud.
L''Union européenne elle-même a été écartée des ultimes tractations et ne s''est résolue à soutenir l''accord qu''avec réticence, à l''image de la chancelière allemande Angela Merkel qui a parlé d''une "décision difficile".
Le texte ne reprend ni l''objectif global de réduction des émissions de CO2 de 50% d''ici 2050, rejeté par la Chine et l''Inde, ni l''idée d''une Organisation mondiale de l''Environnement - deux points défendus jusqu''au bout par les Européens.
Lors d''une conférence de presse, Nicolas Sarkozy s''est déclaré déçu par ces deux absences. Il a néanmoins jugé "positif" l''accord de Copenhague, même s''il "n''est pas parfait".
Il a fait valoir que les 192 pays participants avaient accepté de prendre par écrit des engagements sur leurs objectifs de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d''ici 2015-2020, qui seront annexés à la déclaration politique.
"La totalité de ces engagements chiffrés sera présentée au mois de janvier", a précisé le président français.
Faute d''une instance internationale chargée de vérifier leur mise en œuvre, chaque pays s''engage à adapter sa législation nationale pour la rendre conforme à ces engagements.
Le président américain Barack Obama qui a réussi, comme la Chine et l''Inde, à faire prévaloir ses positions restrictives sur les ambitions européennes, a estimé que ça n''était qu''une étape. "Il nous faut aller beaucoup plus loin", a-t-il dit.
La Commission européenne juge qu''"un accord vaut mieux qu''une absence d''accord" mais estime que celui de Copenhague n''est pas à la hauteur de ses attentes, "et de loin".
Le projet de déclaration reprend l''idée d''un fonds de 10 milliards de dollars par an en 2010-2011-2012 pour faire face aux besoins des pays pauvres et sur la nécessité de porter cette aide à 100 milliards de dollars par an à partir de 2020.
(Reuters)
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