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Comme de petits miracles?
Aider les personnes en difficulté en s?occupant de leurs enfants dans une école maternelle et une crèche. C?est le rêve qu?avait toujours caressé Bernadette Camouin, religieuse et travailleuse sociale, responsable du Centre L?Amitié de Bambous.
Ce rêve est devenu réalité et il a été réalisé peu à peu. Il y a eu d?abord l?école maternelle et la crèche qui a accueilli les premiers enfants mercredi pour le plus grand bonheur des parents.
Bernadette Camouin a été toujours au service de la communauté. La religieuse a été longtemps attachée à la paroisse de St-Sauveur, à Bambous.
Elle côtoie alors les personnes défavorisées de Camp-La Paille et de Cité-La Colle avant de fonder le Centre de l?Amitié. ?Je voulais poursuivre ma mission qui est d?aider les personnes en difficulté de la région de Bambous. Quand j?ai visité Camp-La-Paille, je me suis dit que ma place était ici, pour ces pauvres gens?.
Impressionnées
Elle ouvrira une école maternelle dans une baïtka, avec trois enfants, en 1987. Il n?y a rien dans
Elle pose des sacs de jute sur le et mobilise les parents pour avoir leur aide. Elle dirigera cette école seule, jusqu?en 1999. Survient alors le premier miracle à la mauricienne : entrent en scène deux mères de familles, Amvila Dhookee et Annema Martine. Elles ont été impressionnées par le travail de Bernadette et viennent lui prêter main forte. Elles vont suivre la formation adéquate pour travailler dans une école maternelle. Depuis peu, il ya Yiona Bégué, une stagiaire, qui aide dans la crèche.
Entre-temps, des membres de United Way s?intéressent aux ?uvres du Centre de l?Amitié.
Ils visitent l?école maternelle qu?abrite toujours la baïtka et comprennent toute la générosité de la mission de la religieuse. United Way a été notre premier sponsor. Cette organisation m?a remis un chèque de Rs 100 000. L?argent sert à la construction d?une école en tôle sur un lopin de terre mis à la disposition du Centre de l?Amitié par le ministère du Logement d?alors. Elle empruntera de l?argent de la Banque de Développement pour l?achat de chaises.
D?autres mécènes se manifestent grâce à la débrouillardise de la fondatrice du Centre de l?Amitié. Elle travaille aussi sur une maquette pour un bâtiment en dur, mais faute de fonds, le projet restera en suspens jusqu?au jour où, deuxième miracle, le Trust Fund for the integration of vulnerable groups, vient apporter son aide ( Rs 450 000 ) au centre pour construire le nouveau local qui abritera l?école maternelle
Les habitants du coin procèdent aussi à collectes de fonds. Le ministère des Droits de la femme fera don d?un chèque de Rs 20 000 pour l?achat de jeux. ?Je pensais à une garderie, mais je n?avais pas d?argent?, dit Bernadette.
Le soutien viendra de Anou Diboute ensam. ?C?est un autre miracle. Pamela Mungapen qui aide souvent l?association m?appelle un après-midi pour me demander si je n?ai pas de projets. Je lui parle tout de suite de la crèche.? Son dossier est vite accepté. La crèche a accueilli ses premiers petits pensionnaires mercredi. Elle dispose de quatre pièces. Dans l?une d?elles, des berceaux sont placés côte à côte. Là-bas, il y a la salle de jeux et une cuisine. Il y a aussi une douche et une machine à laver.
En bonnes mains
Beaucoup de parents de Camp-La Paille et de Cité-La-Ferme emmènent leurs enfants chez Bernadette Camouin. L?école maternelle accueille une soixantaine d?élèves. Les parents paient Rs 200 mensuellement. ?J?ai fondé cette école non pas pour faire de l?argent mais pour aider les familles en difficulté. Elles peuvent travailler en toute quiétude, sachant que leurs enfants sont en de bonnes mains. Mais Beaucoup ne peuvent pas payer la modique somme réclamée.?
La crèche peut accueillir une vingtaine d?enfants qui sont sous la responsabilité de deux adultes. Les frais sont de Rs 500 par enfant. Les enfants apportent leur repas. La satisfaction est visible dans les yeux de Bernadette Camouin. Elle a réussi son rêve à force de volonté. Elle ne finit pas d?exprimer sa gratitude envers ses sponsors, tout en étant consciente qu?il reste beaucoup à faire pour les enfants. Il y a aussi la cour à asphalter et d?autres améliorations à effectuer dans le bâtiment. Avis donc aux Bons Samaritains. Cette belle histoire montre qu?il n?en manque pas chez nous.
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