Publicité

Cinquième jour de grève pour les taxis de Bel-Ombre

31 juillet 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Ils n?ont pas mangé depuis quatre jours. Mais ils n?ont pas autant faim de nourriture que de travail. «Nou pa pe dimann boukou nou. Nou pe dimann travay !», s?indigne, Antonio Louis, le porte-parole de la Bel-Ombre and Adjacent regions Taxis association. Les grévistes veulent réparation de la part de la National Transport Authority (NTA). Ils expliquent qu?ils travaillaient pour le moulin de Bel-Ombre qui a fermé ses portes. Ils ont alors soutenu le projet de construction d?hôtels en raison des perspectives d?emploi.

Après la construction de l?hôtel Tamassa, les chauffeurs de taxi font des demandes de permis mais la NTA argue qu?ils doivent avoir trois ans d?expérience pour travailler là.

Un critère qualifié d?«injuste» car il ne s?applique pas à l?hôtel Héritage, l?hôtel Telfair et l?hôtel Voile d?Or, entre autres, où les demandes peuvent être faites avec un an et demi d?expérience et une recommandation de l?hôtel. De plus, dans le cas présent, les lettres de recommandation ne seraient pas valables. «Kouma bann lezot lotel kapav fer aplikasion avek enn rekomandasion me pa isi ? Nou pa pe dir zot invant enn lalwa nou, nou pe zis dir ki zot ader avek lalwa ki zot mem inn fer !», explique Jean Mark Jasmin, un des grévistes, dont la femme vient d?accoucher. «Mo pankor mem ser mo zanfan dan mo lebra. Kouma mo kapav al lakaz ? Mo pa pou ena kas pou donn li enn bouse manze.»

Les grévistes s?insurgent contre le fait qu?aucun membre du gouvernement ne soit venu s?enquérir de leur situation.

Au Tamassa, Richard Ramasawmy, directeur de la communication, se dit «nullement responsable de ce problème». L?hôtel, souligne-t-il, a fait une demande à la NTA, lui signifiant qu?il avait besoin de chauffeurs. «Nous n?avons rien demandé en termes de compétences et en vérité, nous souffrons de cette situation.» Tout en parlant de l?image de l?hôtel ternie sur le plan international, il précise qu?il compatit avec les grévistes

Un des grévistes qui se sont lancés dans cette démarche, est admis à l?hôpital dans un état critique. Les autres, eux, tiennent bon. Ils ont le support de leurs proches qui seraient prêts à prendre la relève au cas où les grévistes ne soient plus en mesure de poursuivre leur action. Ces derniers parlent d?ailleurs de se déplacer à La place d?Armes à Port-Louis si leur appel n?est pas entendu.

<B>Anushka MOOTIA</B>

Publicité