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Christina Monneron, corps et âme
Cela fait 32 ans que Christina Monneron n?était pas revenue à l?île Maurice, sa terre natale. Pays de son c?ur qu?elle a quitté avec sa famille à l?âge de six ans. Mais à cette époque déjà, Christina se passionne pour l?univers de la danse et pratique le ballet, qu?elle abandonnera à 15 ans. Puis, elle se tourne vers le jazz-ballet à 23 ans tout en poursuivant ses études scientifiques en pharmacologie. Une filière qui lui réussit et qu?elle adore.
En 1993, Christina Monneron se voit proposer un travail de chercheuse en pharmacologie dans un laboratoire en Suède. Malgré le froid scandinave qui est en réel contraste avec sa douce et chaude Australie, elle accepte l?offre et s?envole pour le pays des Vikings. A ce moment-là, elle ne savait pas que cette décision allait influencer le cours de sa vie.
«C?est en Suède que je suis tombé amoureuse de la danse afro-cubaine. Cela a été le coup de foudre. J?étais fascinée par les mouvements des corps qui dégageaient quelque chose de spirituel et d?envoûtant,» confie Christina Monneron. Emerveillée par la beauté de cette danse, elle décide de s?y adonner corps et âme. Elle suit des cours avec George (Chiqui) Dixon, artiste renommé du Cuba?s National Folkloric Dance Group (Conjunto Folklorico Nacional de Cuba).
L?apprentissage de Christina Monneron est rapide car elle est dotée d?un talent naturel. C?est donc tout naturellement que la Mauricienne entre à l?atelier de danse afro-cubaine en 1997 au Danemark. Grâce aux divers ateliers, Christina Monneron rencontre beaucoup de passionnés par ce style originaire de la Havane, où la danse est aussi populaire que ses cigares.
Puis, elle rejoint une troupe de danseurs du Cuban and Popular Cuban Rhythms et part en tournée avec eux dans toute la Scandinavie. Parallèlement, elle participe au programme d?échange culturel de l?école de son mentor Chiqui Dixon.
«Après deux années d?entraînements et de sacrifices, je suis allée à Cuba pour me perfectionner. J?y suis restée pendant dix mois, riches en émotions et expériences. C?était formidable, une grande aventure humaine,» raconte la danseuse avec un air nostalgique.
Après ce voyage aux origines de sa passion, puis au Ghana pour renouer aussi avec ses racines africaines, Christina Monneron retourne à Melbourne pour ouvrir son académie de danse. «Je me sentais prête pour l?enseignement et j?ai ouvert mon Académie de danse qui compte aujourd?hui plus de 500 élèves de tout âge et 12 professeurs», conclut Christina Monneron avec beaucoup de fierté.
Julien TUYAU
LA SALSA MODERNE
La salsa moderne est très en vogue en ce moment, surtout parmi la jeune génération qui ne connaît pas forcément les origines de ce style de musique. La salsa moderne est aussi très rythmée mais puise son influence dans le style romántica pour les textes et dans la timba pour ses rythmes. On retrouve aussi des sonorités de pop américaine, de ragga et de hip-hop. Les principaux artistes de cette salsa moderne sont Marc Anthony, le beau latino et époux de Jenifer Lopez, et Victor Manuel.
LA MUSIQUE DES PAUVRES
Le mot «Salsa» est d?origine espagnole et se traduit littéralement par «sauce piquante». Une définition qui exprime le mieux le mélange d?ingrédients qui composent cette danse. C?est en 1960 que la salsa émerge comme genre musical et danse. Si l?on devait établir le lieu de naissance de la salsa, il s?agirait des quartiers hispaniques de New-York; le Spanish Harlem, serait le lieu le plus exact.
Dans les années 1960, ces quartiers pauvres de New-York sont peuplés de Cubains fuyant le régime castriste, et de Portoricains. Durant leur fuite, ils ont emporté dans leurs bagages leurs propres genres musicaux, le danzon pour les Cubains et la bomba pour les Portoricains. C?est dans ce creuset de culture que naît la salsa, symbole de métissage entre ces deux peuples unis dans la pauvreté des faubourgs de New-York. Une revendication contre l?oppression américaine qui étouffe ces deux peuples. En 1964 le label Fania est créé par le flûtiste Johnny Pacheco et le juriste Jerry Masucci, et va largement contribuer au développement de la salsa en Amérique. Puis, de grands noms comme Celia Cruz, Ray Baretto, Willie Colon, Ruben Blades, entre autres, s?unissent autour de ce label. Mais ce n?est qu?en 1990 que la salsa connaît un véritable boom dans le monde. Maintenant ils sont des millions à se trémousser sur les musiques cubaines et afro-caribéennes et à se déhancher au rythme de la salsa.
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