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Chouette, c?est la crise !

16 octobre 2008, 00:00

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Enfin une bonne nouvelle au journal télévisé : Il paraît que c?est la Crise ! Voilà qui annonce une période fantastique, débordante d?idées fabuleuses, d?innovations à foison et des perspectives positives !

Comme les enfants font leur crise d?adolescence et les adultes celle de la quarantaine, le monde vit lui aussi ses ruptures qui l?amènent à grandir, en tirant les enseignements du passé pour se projeter dans l?avenir. Certes ces périodes se vivent dans la douleur avec l?ambivalence de la crainte de perdre ce que nous maîtrisions et l?envie de s?engager dans de nouveaux défis. Mais ces changements sont salutaires et catalysent les énergies les plus intenses.

Ainsi la crise financière va sans doute rétablir les équilibres totalement bafoués. Il y a trop d?années que de nombreuses administrations gaspillent l?argent des contribuables, que les grandes entreprises se font financer des endettements totalement déraisonnables et que les valorisations tant de l?immobilier que du coût du travail s?avèrent démentielles.

La crise énergétique va impulser de nombreuses actions de développement de nouvelles sources énergétiques non-fossiles, qui participent au respect de la planète et va ainsi engager notre monde dans une «dé-mondialisation» partielle, favorisant la création de valeurs de proximité.

Aux États-Unis, profitant de l?enjeu des élections présidentielles, Google a même lancé son plan «Clean Energy 2030» en listant les propositions dans knol, le «wikipedia made in google», pour que l?Amérique se défasse de son addiction à l?or noir et passe aux énergies propres d?ici une vingtaine d?années. Google veut apporter sa contribution à sortir les États-Unis de leur dépendance pétrolière et créer des millions d?emplois par la même occasion. Parmi les idées évoquées, l?amélioration de la mesure de la consommation énergétique en bout de prise, le remplacement des 20 % d?énergie produite aux États-Unis grâce au charbon par l?éolien, le solaire, la géothermie. Même si cela repose sur une initiative louable elle n?en est pas moins philanthropique. Il faut aussi rappeler que le patron de Google, Eric Schmidt, est un des conseillers économiques du candidat démocrate à l?élection présidentielle, Barack Obama. Nul doute que celui-ci ait été ravi de trouver toutes les idées de Google sur son bureau.

Pour corroborer cette analyse autour de l?action sur le développement durable, Dell vient de dévoiler avec IDC les résultats du premier baromètre européen du Green IT. Cette étude évalue les attitudes et les actions des directions informatiques en faveur du développement durable et de la protection de l?environnement. 34 % des entreprises françaises ont déjà mis en place certaines initiatives.

Elles se situent dans la moyenne européenne, mais restent toutefois en retrait par rapport aux sociétés allemandes, anglaises et aux organisations des pays nordiques (Suède, Norvège, Finlande et Danemark), qui sont respectivement 51 %, 47 % et 36 % à avoir entamé de tels projets. L?Hexagone a cependant une plus grande maturité sur le sujet que l?Italie (avec 24 % des entreprises), l?Espagne (22 %) ou les Pays-Bas (21 %).

Les leviers d?actions de ces initiatives «vertes» sont quelque peu différents selon les pays. Les entreprises françaises souhaitent d?abord être en accord avec la réglementation en vigueur (85 % des grands comptes interrogés). Ensuite, elles cherchent à réduire les coûts de fonctionnement de l?informatique (80 %) via l?optimisation de la consommation électrique des équipements (78 %). La pression des salariés est un facteur très important dans les pays nordiques (76 %) et en Allemagne (58 %) alors qu?il ne touche, pour l?instant, que 21 % des entreprises françaises. La demande de leurs clients est un autre facteur incitatif qui pousse les entreprises nordiques (71 %) et anglaises (61 %) à investir dans des solutions Green IT, celui-ci joue peu pour les entreprises françaises (31 %).

Cette belle crise va donc favoriser le développement d?actions réellement prioritaires, en assainissant les marchés aux croissances déraisonnables. Ce sont des périodes de ruptures magiques pour les innovations, qui permettent de passer des caps de développements que l?homme réfute naturellement, par peur du changement qu?il engendre. Préparons-nous à vivre une belle et grande mutation !

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