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?Chikungunya? : le ministère fait un appel à la prévention
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?Chikungunya? : le ministère fait un appel à la prévention
Il ne s?agit pas d?un virus mortel et les conséquences qui en découlent ne sont pas vraiment graves. Mais le Chikungunya a toutes les raisons d?être pris au sérieux car cette infection virale provoque fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, éruptions cutanés, enflures et une sensibilité au toucher au niveau des articulations des membres inférieures. Hôpitaux et centres de santé ont, faute d?un remède contre le Chikungunya, en tout cas les moyens de soulager ceux qui en souffrent. C?est pourquoi le public est prié, dans un communiqué émis par le ministère de la Santé, hier, de s?y rendre en cas de symptômes détectés.
Des cas de Chikungunya ont bien été recensés dans certaines régions du pays, indique le communiqué. Ce virus se transmet uniquement par des piqûres de moustiques, et non d?homme à homme. Il est donc conseillé d?évacuer les accumulations d?eau, particulièrement celles se trouvant dans les pneus usagés, pots de yaourt et autres boîtes de conserves. Car ce sont là les vrais gîtes à moustiques.
Cette démarche permettrait de limiter la prolifération des moustiques dans les cours. Car le moustique porteur du virus est de type domestique : il voyage sur un périmètre de 50 mètres au moins. Des inspecteurs du département d?entomologie (étude scientifique des insectes) du ministère de la Santé sont sur le pied de guerre.
Port-Louis serait la ville la plus exposée car il s?agit du centre où convergent des milliers de Mauriciens et bon nombre de ressortissants étrangers. Selon le ministère de la Santé et les travailleurs sociaux, le premier porteur du Chikungunya serait un Comorien. Celui-ci aurait séjourné dans une pension de famille de la capitale le mois dernier. Quelque 4 500 cas ont été recensés aux Comores à la suite d?une épidémie de Chikungunya.
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