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Chikungunya : La participation du public souhaitée

19 juillet 2006, 00:00

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Le combat contre le chikungunya est perdu d?avance sans l?appui du public. Karl Batista et Isabelle Sympson, experts de la lutte vectorielle, étaient venus de Singapour pour évaluer le plan d?action du ministère de la Santé. Ils ont animé, hier, un point de presse avant leur départ.

Ces experts de même que le Dr Chiniah Ragavoodoo, responsable de ce dossier au ministère et également présent, ont appelé à une vigilance renouvelée. Il faut être conscient que le moustique ne s?envole pas très loin et représente une source de contamination pour l?environnement immédiat. L?assiette des pots de plantes d?appartements est un des foyers privilégiés des moustiques ! La femelle peut y vivre un mois.

S?ils sont globalement satisfaits du système mis en place par les autorités, les intervenants en notent aussi les failles. Isabelle Sympson, une Mauricienne qui travaille à Singapour, soutient qu??il faut davantage de documentation pratique de ce qui se fait sur le terrain. Ainsi les public health inspectors et autres officiers engagés dans cette lutte pourraient suivre un protocole?. Karl Batista a aussi précisé que ce serait un avantage que les procédures soient standardisées dans différentes régions de l?île.

Isabelle Sympson constate que, jusqu?ici, le poids de la lutte anti-chikungunya repose uniquement sur le ministère de la Santé. ?Or, à Singapour, ce ministère s?occupe du traitement. Pour le reste, c?est au ministère de l?Environnement de se charger du problème. Au cours des réunions, nous avons insisté que ce dernier et des collectivités locales soient tout aussi dynamiques. Il faudrait des actions coordonnées, entre les ministères.?

Karl Batista rappelle que chaque foyer de moustiques éliminé réduit le risque de transmission de la maladie. S?il a un slogan qui devrait être le leitmotiv auprès du public ce serait donc le ?zero breeding location?. Ce message doit être consistant, soutient le Dr Ragavoodoo.

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