Publicité
Chelsea veut encore y croire
La Premier League a peut-être vécu un tournant décisif dimanche. En allant miraculeusement arracher le match nul à Stamford Bridge, 1-1, face à une équipe de Chelsea pourtant pleine d?allant, Arsenal a rapproché un peu plus du Graal son rival de toujours, Manchester United.
Au terme de la 17e journée, les Mancuniens, impitoyables la veille face à leurs voisins de Manchester City, 3-1, comptabilisent huit points d?avance sur les Blues, qui ont toutefois un match en main, à jouer demain face à Newcastle.
Vu de la fenêtre de bien des observateurs, huit points, c?est presque injouable pour Chelsea. Mais ne comptez pas sur Jose Mourinho pour baisser pavillon à mi-chemin.
?Ferguson doit être heureux parce qu?on peut effectivement dire qu?on a perdu deux points. Mais s?il croit que c?est joué, il fait une grosse erreur. Rien n?est joué, loin de là?, a déclaré Mourinho. ?Nous aimons nous battre et nous allons nous battre.?
Arsène Wenger, son homologue d?Arsenal, a une fois de plus montré toute sa mauvaise fois au sortir d?un match archi-dominé par Chelsea. Le Français a suggéré que ses jeunes Gunners ont manqué de chance. On n?a apparemment pas vu le même match.
?Sur la fin, on aurait pu avoir fait la différence. Je suis un peu frustré par le résultat?, a dit Wenger, sans sourciller.
Révélation de cette première moitié de championnat, Portsmouth, de son côté, continue de marquer les points comme les esprits.
Troisièmes devant Liverpool et Arsenal, rien que ça, les Pompeys ont une fois de plus assuré, face à Everton cette fois, qu?ils ont battu à la régulière, 2-0.
Preuve que Fratton Park réussit au vétéran Nwanko Kanu, l?ancien d?Arsenal a porté son total personnel à neuf buts cette saison. Personne ne fait mieux en Premier League.
<B>Speed 500</B>
De quoi réjouir le malicieux Harry Redknapp, l?homme qui se cache derrière l?étonnante transformation de Portsmouth. ?Kanu c?est Kanu. Il peut tuer un match à tout moment. Mieux vaut l?avoir avec vous que contre vous.?
Après avoir perdu le Nord contre Reading le week-end dernier, Bolton s?est racheté une conduite. Les Trotters ont mis le feu au Reebok Stadium en étrillant le malheureux West Ham 4-0.
Les supporters du club ont réservé une ovation debout à leur capitaine Gary Speed, qui est devenu, à 37 ans, le premier joueur à passer le cap des 500 matches en Premier League.
Speed, qui en est à sa 14e saison, a sans doute apprécié les nombreux hommages qui lui ont été rendus çà et là dans la presse, à commencer par ceux de son ami de longue date, Alan Shearer, qu?il a côtoyé à Newcastle. ?Gary, c?est le dernier des Mohicans. Un joueur comme on n?en voit plus beaucoup de nos jours?, témoigne Shearer, admiratif. ?Je ne sais pas d?où il puise sa force. À le voir comme ça, j?ai parfois l?impression qu?il ne s?arrêtera jamais.?
Pour Charlton, les choses ne s?arrangent pas. À Tottenham, les Addicks ont pris une véritable leçon de football, 5-1.
Le tarif est démesuré pour une équipe qui possède dans ses rangs des garçons comme Luke Young, Darren Bent, Talal El Karkouri, Amdy Faye, Dennis Rommedahl, Jimmy Floyd Hasselbaink et Scott Carson, pour ne citer que quelques noms.
L?Europe, objectif de départ, est oublié. À The Valley, le spectre de la relégation hante tous les esprits, celui de l?entraîneur Les Reed pour commencer.
?On joue à Dr Jekyll et Mr Hyde en ce moment. Ça va mal se terminer si on ne se ressaisit pas?, a résumé celui qui a eu la lourde tâche de remplacer l?irremplaçable Allan Curbishley.
Publicité
Publicité
Les plus récents