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Ces étudiants qui vivent un cauchemar en Australie
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Ces étudiants qui vivent un cauchemar en Australie
Il a vécu presque deux semaines en tant que sans domicile fixe. Pourtant, cet étudiant qui a requis l?anonymat, avait quitté patrie et famille pour une vie meilleure en Australie. Comme lui, plusieurs autres étudiants ont été arnaqués par des agents recruteurs qui leur ont promis un permis résidentiel après deux ans d?études.
Ils se sont finalement révélés être des vendeurs de rêves, leur promettant également du travail, un logement et une inscription dans une école qui leur permettraient d?accéder au permis résidentiel. Sauf qu?une fois arrivées au pays des Kangourous, ces victimes ont vite déchanté. Alors que certaines ont même contracté des prêts pour « une vie meilleure ». Pour finalement se retrouver sans le sou, sans logement et sans permis résidentiel. Les plus chanceux ont cependant pu regagner le pays alors que d?autres se sont retrouvés à la rue.
Notre étudiant anonyme raconte qu?il a été arnaqué par un agent qui lui a présenté des publicités mensongères. Lors de sa rencontre avec l?agent, ce dernier lui a remis un pamphlet dans lequel figurait une école avec des équipements modernes. Mais une fois en Australie, il a vite compris qu?il s?était fait arnaquer: l?école en question est composée que de quatre salles étroites dont le bureau de la directrice et une salle d?ordinateurs. Il avait remis $ 5 000 soit Rs 125 000 à l?agent recruteur pour un semestre. Six mois plus tard, il a dû quitter l?école et retourner à Maurice.
Comme lui, d?autres se sont trouvés en situation difficile après avoir épuisé toutes leurs économies. Certains ont perdu pas moins de Rs 400 000.
L?arnaque des agents recruteurs : inciter des jeunes à venir en Australie. Durant leur rencontre avec l?agent, les étudiants sont poussés à croire qu?une fois arrivés en Australie, il leur sera très facile d?obtenir un permis résidentiel.
Le chemin pour y arriver est de se faire accepter par une institution reconnue, de payer des frais (qu?en réalité les écoles ne réclament pas) et ainsi obtenir un visa du haut commissariat australien. Le cours souvent proposé et le moins cher est le Business Management.
<B>Passer la nuit dans les rues</B>
Pour pouvoir avoir le feu vert des autorités qui exigent une certaine somme d?argent sur leur compte, les étudiants se font souvent sponsoriser par leur agent afin de pouvoir présenter à l?ambassade un relevé de compte suffisant. Rien que pour cette transaction, l?agent demande entre Rs 15 000 et Rs 30 000.
Ces agents ciblent souvent des aspirants étudiants avec un faible niveau d?éducation et qui ont des difficultés à communiquer en anglais. «La langue ne sera pas un problème», leur dira l?agent, de toute façon nos agents vous guideront pour les procédures. Le plus important c?est d?arriver là-bas et tout s?enchaînera.»
Avec de tels encouragements, chaque semaine, un grand nombre d?étudiants débarque à Sydney et à Melbourne. Ces étudiants sont accueillis par des représentants qui ne sont autres que d?autres étudiants payés par des agents pour leurs «services». Les nouvelles victimes sont conduites au logement qu?ils ont payé à l?avance à $ 667 (environ Rs 17 000) pour deux semaines seulement. Et là, ce sera la surprise. Le logement est en fait une maison bondée d?étudiants. Certains dorment par terre où dans un garage. Pire, ils devront se débrouiller pour chercher un autre logement, sans remboursement, s?ils ne sont pas satisfaits.
Après deux semaines, ils devront ensuite payer $ 250 (Rs 6 250) de plus, comme garantie au représentant de l?agent pour pouvoir continuer à habiter dans la maison. Au cas contraire, ils sont jetés à la porte. Alors qu?ils n?ont même pas pu se trouver un travail.
Un travailleur social, Georgy Lamvohee, établi depuis 18 ans en Australie, raconte que deux Mauriciennes ont passé la nuit dans les rues, suite à ces déboires. Car, raconte-t-il, en sus de ces Rs 6 250 de garantie, les étudiants doivent fournir Rs 3 750 chaque semaine pour le logement.
«Eventuellement, pour libérer la maison pour des nouveaux arrivés, explique Georgy Lamvohee, les étudiants sont envoyés dans la maison d?un étudiant mauricien qui fait partie du réseau du principal agent. Le complice reçoit alors une commission en retour. Ainsi l?agent multiplie ses profits.»
Ces étudiants «prédateurs» obtiennent ainsi de l?argent facilement et illégalement. Au détriment de leurs compatriotes. C?est la loi du plus fort qui s?impose.
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