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Ces étranges cas traités par l’ombudsman
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Ces étranges cas traités par l’ombudsman
Sur les 458 affaires traitées par l’ombudsman en 2003, certaines sont vraiment des cas à part. Soleman Hatteea fait état de certains d’entre eux dans son rapport annuel rendu public mardi.
Décembre 2002. Une mère se trouve devant un problème imprévu. Elle décide, en dernier recours, de faire appel à l’ombudsman. Cette personnalité indépendante est chargée d’examiner les plaintes des citoyens contre l’administration. Dans une lettre, elle explique que ses deux jumelles ont obtenu brillamment leur Certificate of Primary Education (CPE). La première a eu 25 unités et l’autre 24. Mais voilà que ces résultats sont sur le point d’éloigner les inséparables. L’une est envoyée à l’école d’Etat de Sodnac, et l’autre au collège Aleemiah.
La mère informe officiellement le ministère de l’Education du fait que ses deux filles ont été dans la même école préscolaire et primaire, qu’elles ont toujours eu des résultats similaires et les mêmes aspirations. Constatant que cette séparation les affecte psychologiquement et peut avoir un impact sur leurs études et leur santé, elle implore le ministère de les faire admettre toutes deux à l’école d’Etat de Sodnac. Elle estime sa demande encore plus justifiée lorsqu’elle apprend que d’autres enfants, avec des résultats moindres que ceux de sa fille et résidant en dehors du catchment area du collège y ont été admis. Le ministère rejette cependant sa demande. Après l’intervention de l’ombudsman, la requête a été revue et agréée.
Deux policiers limogés
Un autre cas résolu concerne une personne qui s’est vu rembourser Rs 175 420 par la police après plus de dix années d’attente. Le 3 septembre 1992, Mme M.A. est arrêtée par l’Anti-Drug & Smuggling Unit pour une affaire de drogue.
Durant une fouille à son domicile, la police avait saisi Rs 180 000 et des devises étrangères. Son fils est également arrêté. Ce dernier uniquement sera poursuivi, mais en 1994, le cas est rejeté en cour intermédiaire. Malgré cela, l’argent ne sera pas remboursé. D’autres objets saisis avaient cependant été rendus en 1995 par la police. L’ombudsman débute son enquête en 2002 et constate que l’argent a tout simplement disparu. Deux policiers ont été virés par la suite. L’argent sera restitué à Mme M.A. par la police sur pression de l’ombudsman.
Le cas d’un ressortissant suisse surprend également. Un homme, agé de 71 ans et d’une santé fragile, écrit à l’ombudsman pour se plaindre du fait que son passeport a été saisi par la police deux ans plus tôt à la suite d’une fausse déclaration de harcèlement sexuel faite par sa bonne. Suite à cette affaire, il a comparu huit fois devant le magistrat de district et a dû se rapporter 38 fois à la police. Cela malgré le fait que la bonne avait retiré sa plainte. C’est deux ans après la plainte que le Directeur des poursuites publiques a décidé de ne pas donner suite à cette affaire. Le passeport a été restitué quelques jours après et l’interdiction de quitter le pays enlevé.
L’année 2003 a été plus active pour l’ombudsman puisque 458 cas lui ont été référés contre 326 en 2002. Pas moins de 114 cas ont été rectifiés.
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