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Ces gérants de cantine qui ont la tête dure
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Ces gérants de cantine qui ont la tête dure
Dholl puri, roti, sorbet, salade de fruits, jus de fruits, piksidou et boissons gazeuses? Voilà de quoi se compose essentiellement le repas des collégiens à l?heure du déjeuner. Rien de bien équilibré en somme. Et malgré l?interdiction formelle depuis l?année dernière de vendre les boissons gazeuses à l?école, certains gérants de cantine scolaire passent outre cette mesure, alors que l?alimentation des jeunes se trouve au centre des préoccupations.
Pour s?assurer que cette mesure est respectée, des inspections régulières se font auprès des gérants de cantine, nous affirme une source du ministère de la Santé. Cela dit, légalement, rien ne peut les empêcher de vendre ces boissons puisqu?il n?existe aucune provision à cet égard dans nos lois?
Il est midi, heure du déjeuner. Les plus jeunes sont parmi les premiers à se presser autour des marchands présents. Dholl puri, roti, crème glacée ou salade de fruits, accompagnée de sel à volonté? c?est au choix. Pourtant, le ministère de la Santé a demandé que certains aliments ne soient plus vendus vu leur haute teneur en sel ou en graisse. La leçon est dure à retenir.
Les deux cantines de l?établissement secondaire de la capitale que nous visitons ne sont pas en reste. Attroupement général là encore. Les dipin frir et autres gato deluil, parmi les variétés de biscuits au chocolat, barres chocolatées et amuse-gueule, trouvent preneurs malgré leur aspect qui fait réfléchir à deux fois. Les cannettes ou bouteilles de boissons gazeuses continuent à être vendues, à l?insu de l?administration, semble-t-il. Cet établissement secondaire de la capitale n?est pas un cas isolé, nous assure-t-on.
<B>Inculquer une bonne hygiène alimentaire</B>
Mais à l?âge de la puberté, on se soucie peu de la qualité de ce que l?on boit ou l?on mange, du moment que le ventre est rempli. C?est cela la réalité alimentaire des jeunes écoliers et élèves mauriciens : se rabattre sur le sucré ou le salé, et cela ne date pas d?aujourd?hui. Alors que Maurice détient des records en matière de maladies cardiovasculaires, sans parler du diabète qui touche près de 110 000 Mauriciens, l?urgence d?inculquer une bonne hygiène alimentaire, en commençant à la base, c?est-à-dire à l?école, est plus que nécessaire.
C?est dans ce sens que le ministère de la Santé a pris, l?an dernier, la décision d?interdire la vente de boissons gazeuses dans les écoles. Une mesure observée par certains propriétaires avec quelques contestataires cependant.
A la question de savoir si on peut trouver du Coca-Cola, un «marchand», dans un collège de Port-Louis, explique que sa vente est interdite à l?école. Cependant, il nous propose une cannette de Pearona ou de Fiesta?
Les principaux concernés, les élèves, sont d?avis que la décision de bannir les boissons gazeuses à l?école est compréhensible «même si boire un bon coca est super rafraîchissant après trois heures en classe», comme c?est le cas pour Rakesh, élève en Form II d?un collège de la capitale.
Au niveau du repas, ils se disent «satisfaits de ce qu?on leur propose». A l?instar de Tanusha et Tanvi qui ne dépendent pas de ce que vendent les cantines mais qui, tout de même «aiment ce qu?on nous vend, à un prix abordable d?ailleurs.»
Beaucoup préfèrent encore consommer ce que leur mère a préparé à la maison, par souci de sécurité et d?équilibre alimentaires. Mais d?autres préfèrent acheter ce qu?on leur vend à l?école, sans se soucier de savoir si on leur propose un déjeuner complet.
Le travail de sensibilisation des jeunes à une meilleure alimentation devra donc être d?actualité en 2008. Reste qu?il faudra compter sur la bonne foi des gérants de cantines pour la bonne marche des choses?
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