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Ces déchets qui polluent...

13 mars 2008, 00:00

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Les habitants, incommodés par les odeurs qui émanent des poulaillers de l?endroit se mobilisent. Ils demandent l?intervention du ministère de la Santé car il y a eu, selon eux, trop de permis délivrés pour l?élevage de poulets. Dhaneeswsar Jugnarain, un habitant à Upper-Chamouny, ne peut plus supporter l?odeur putride qui émane des poulaillers de la région. «Les autorités ont accordé trop de permis, avec pour résultat que le village est pollué. On étouffe jour et nuit», peste cet ancien conseiller du village.

Il insiste pour que les inspecteurs sanitaires du ministère de la Santé visitent régulièrement ces poulaillers pour vérifier si l?évacuation des déchets est faite selon les normes d?hygiène. Cette situation va avoir de graves conséquences sur la santé des gens, dit-il.

«Nous sommes condamnés à fermer les portes et les fenêtres surtout en alors que la chaleur bat son plein», témoigne aussi un ex-employé de l?établissement sucrier de St Félix.

Les ménagères ont été contraintes de développer de nouvelles habitudes pour préparer les repas à cause des mouches: «Nou oblize cuit manzé a soir pou déjeuner le lendemain pou évite mouches. Ziska quand ou croire pou bizin continue comme sa».

Les invasions de mouches vertes qui nous incommodaient durant notre tournée jeudi dernier dans cette localité nous ont fait comprendre l?exaspération des habitants.

Ils demandent aux autorités de réagir avec promptitude avant que la situation ait des effets néfastes sur la santé des habitants comme cela a été le cas pour les habitants de Mare-Chicose qui ont dû mener bataille sur tous les fronts pour être relogés et avoir une compensation.

Outre ce problème de pollution, le transport est à présent un véritable problème pour les employés et les étudiants qui fréquentent l?Université de Maurice. «Les usagers de cette route sont pénalisés par le non respect des horaires de certains conducteurs et receveurs qui font la pluie et le beau temps», font-ils remarquer.

La National Transport Authority (NTA) doit impérativement se rendre sur place rendre un matin pour le constater, insiste Dhaneeswar Jugnarain. «Ban étudiant sdestabilisés. Zot arrive dans cours en retard et gagne difficulté pou rentrer». En ce qui concerne la sécurité dans le village de Chamouny,Dhaneeswar Jugnarain en fait aussi sa priorité. D?où son appel aux autorités pour remplacer les lampadaires défectueux dans plusieurs coins de la localité. «Une démarche qui contribuera certainement à calmer la peur des habitants,» dit cet ancien conseiller.

L?autre préoccupation de Dhaneeswar Jugnarain, c?est l?absence d?un jardin d?enfants pour les enfants de Upper Chamouny : les enfants d?ici ne bénéficient pas dun tel privilège. Ils doivent se débrouiller pour se divertir pendant les week-end et surtout en période de vacances scolaire.

MAUVAISES ODEURS

<B>Un précédent</B>

Jayantee Ramdhin, habitante de Martinière, un hameau situé à quelques mètres du village de Chamouny, avait vécu pendant très longtemps un véritable calvaire avec un poulailler qui était en opération dans l?endroit. Les habitants de cette localité avaient vivement réagi pour que le propriétaire cesse son élevage. Ils avaient adressé une lettre au Premier ministre, aux ministères de la Santé et de la qualité de la vie, de l?Environnement et au conseil des districts de Grand-Port-Savanne pour que ces instances émettent un «closing order» à l?encontre du propriétaire. Ils avaient même envisagé des poursuites judiciaires. Quelques mois plus tard, le propriétaire est parti s?installer ailleurs. «A peine ou ti, met quitchose dans marmite ou ti trouve tout qualité mouches vinn dans lakaz. Zordi situation vin bien chanzé, ou pas trouve enn mouche. Nou viv tranquillement », témoigne Jayantee.

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