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Ces collégiens qui ont choisi des vacances instructives

25 juillet 2008, 00:00

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S?amuser, faire la fête ou squatter la télé pendant un peu plus de deux semaines? L?idée est toute faite lorsque l?on parle de vacances scolaires. A cela, Vina Ballgobin, chargée de cours à l?université de Maurice en enseignement et apprentissage répond : «Vous croyez vraiment que les enfants ont des vacances à Maurice ?» Naïvement, on le croyait vraiment. Sauf que certains ont choisi des vacances instructives plutôt que le farniente.

Ceux-là veulent se familiariser avec le monde du travail à travers le Work Placement Programme du Human Resource Development Council (HRDC). Pour la quatrième édition de ce programme, ils sont 400 collégiens en Lower VI et dernière année de «Prevoc» à faire un stage de deux semaines dans quelque 66 entreprises. «Des petites comme de grandes entreprises», souligne le directeur du HRDC, Vinod Seegolam. Il soutient avoir un «très bon feed-back tant des collégiens que des entreprises».

Des entreprises qui, lors de la dernière édition, étaient au nombre de 45. Désormais, ce sont 66 entreprises qui accueillent ces jeunes. «Nous espérons avoir une centaine d?entreprises pour les stages de novembre et décembre prochains», explique Vinod Seegolam.

Ceux qui s?intéressent aux métiers de policier et de garde-côte peuvent, eux, s?adresser au ministère de la Jeunesse et des Sports. Depuis lundi, ils sont 75 jeunes de 16 à 18 ans à suivre un crash course à la Police Training School de Beau-Bassin. Un même nombre suivra une formation au National Coast Guard Training Centre à La Cambuse la semaine prochaine.

<B>Cours en informatique</B>

Vous avez dit manque d?activités récréatives ? Depuis plus de 20 ans, le ministère de la Jeunesse et des Sports organisent le populaire «Spécial Vacances». 76 activités étalées sur trois semaines destinées aux jeunes de 14 à 24 ans. Qu?ils soient scolarisés ou non. Ces jeunes peuvent prendre connaissance des activités dans les 23 centres de jeunesse du pays.

Au programme : des randonnées aux Gorges de la Rivière-Noire, l?escalade de la montagne du Lion, une chasse au trésor et des animations culturelles, entre autres. Le transport est fourni par le ministère qui fait également provision pour l?encadrement des jeunes. «Ils doivent quand même payer lorsqu?il y a des frais d?entrée», précise Vel Putchay, directeur de la Jeunesse au ministère de la Jeunesse et des Sports. Malgré tout, le ministère enregistre «une demande accrue» pour ces activités auxquelles plus de 10 000 jeunes devraient participer.

Vina Ballgobin, insiste toutefois sur le fait que le stage ou même un travail rémunéré doit rester léger, même si découvrir le monde du travail est une expérience intéressante pour un jeune. «Les jeunes ont besoin d?avoir du temps pour jouer et s?amuser. Ça permet de développer tout leur potentiel. Des recherches démontrent que ceux qui ont toujours eu le nez dans les livres n?ont pas développé certaines parties de leur cerveau.» Et si pour cette fois, il est déjà trop tard pour vous inscrire à ce programme, vous pourrez toujours le faire pour les vacances de fin d?année.

Idem pour les cours d?initiation à l?informatique (IC3) offert par le National Computer Board. Le vacation batch a déjà débuté. Ces cours à l?intention des collégiens programmés du lundi au vendredi à raison de trois heures par jour pendant les trois semaines de vacances sont, paraît-il, très prisés par les collégiens du Higher School Certificate. La carte IC3 est en vente à Rs 750.

Et si vous ne voulez pas attendre les prochaines vacances, vous pouvez toujours vous inscrire pour suivre les cours trois fois par semaine. Mais à ce rythme-là, la formation dure huit semaines.

«Un enfant a besoin de s?arrêter» </B>

Et si vous recherchez quelque chose de plus ludique et créatif, pour votre enfant, pourquoi ne pas l?inscrire au Conservatoire de musique à l?avenir ? Si le Conservatoire François Mitterrand n?offre des ateliers de travail qu?à ses élèves pendant les vacances, Claudie Ricaud, la directrice, n?exclut pas la possibilité d?organiser l?an prochain des activités pour inciter les jeunes à jouer d?un instrument. Comme ils le font déjà en juin, à l?occasion de la fête de la musique. Il y a également le foisonnement de cours de loisirs créatifs destinés aux jeunes. De quoi joindre l?utile à l?agréable.

«Un enfant a besoin de s?arrêter de temps en temps pour assimiler tout ce qu?il a appris, mais également pour se reposer. L?enseignement académique devrait être proscrit durant les vacances. Mais si les parents insistent, ils devraient le limiter à une heure par jour. C?est d?ailleurs le principe du cahier de vacances utilisé à l?étranger, souligne Vina Ballgobin, et si tous n?ont pas les moyens de se payer des loisirs, ils doivent au moins pouvoir se reposer. C?est essentiel. Certains jeunes à l?université me disent qu?on leur a volé leur enfance !»

Cela donne à réfléchir sur les répercussions de ce «manque» de repos et de loisirs.

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