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Ces écoles privées qui n?ont pas le droit de délivrer des diplômes

13 octobre 2008, 00:00

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«La TEC est supposée avoir des critères pour qu?une institution ait le pouvoir d?offrir des certificats ou des diplômes. En trois ans, personne n?a répondu à ces critères. C?est quand même fort», lâche Azad Jeetun, président de la Mauritius Employers Federation (MEF). Pour cause, la Tertiary Education Commission (TEC) lui a informé que les diplômes qu?elle dispense depuis une vingtaine d?années ne sont pas valables. La raison : la TEC n?accrédite pas les cours dispensés par la MEF Management School. Elle fait valoir que la MEF n?est pas un awarding body.

Qu?est-ce qu?une awarding body ? Tout simplement, une institution ayant accédé au statut d?université. Ainsi, les seules institutions ayant le droit d?octroyer des diplômes sont l?université de Maurice, l?université de la Technologie et le Mauritius Institute of Education.

«Agir comme un régulateur»</B>

«Le rôle de la TEC n?est pas de mettre des bâtons dans les roues des institutions privées, mais d?agir comme un régulateur», affirme Raj Lutchmeeah, responsable du développement stratégique au sein de l?Institut Charles Telfair et ancien directeur de la TEC. Il explique que la loi, amendée en 2005, prévoit que des organismes privés accèdent au rang d?université et deviennent un awarding body.

Pour Sunil Jeetah, directeur de l?Eastern Institute for Integrated Learning in Management, il est clair que la route pour accéder au rang d?université ou d?awarding body est longue et difficile. Toutefois, il estime que c?est une «bonne chose que la TEC agisse de cette façon». Il explique que, sans le régulateur, l?image du pays peut être ternie et que les difficultés sont nécessaires afin de donner un meilleur encadrement aux étudiants.

«Dans le cas de la MEF, il ne s?agit pas de devenir une université, mais juste de légitimer des diplômes de cette institution», explique Raj Lutchmeeah. C?est ce qu?affirme également Azad Jeetun. Pour lui, il est clair que la TEC ne remet pas en cause la qualité des cours, mais que des procédures administratives «remettent en cause les diplômes». Ces procédures administratives sont en fait un respect de la loi et des règles établies afin de devenir un awarding body. Même si la MEF ne souhaite pas devenir une université, elle a tout de même besoin de répondre à un certain nombre de critères.

Du côté de la TEC, le directeur par intérim, Praveen Mohadeb, n?a pu être joignable cette semaine. Mais Raj Lutchmeeah explique que «dans le cas de la MEF, le problème est différent et peut être résolu en faisant un mapping». Comprenez par là qu?une simple comparaison entre la qualité des cours dispensés par la MEF aux conditions établies par le National Qualification Framework pourrait résoudre le problème. Cela devrait permettre de montrer que les cours de la MEF Management School sont du niveau requis par le NQF.

Fait intéressant, relevé par Raj Luthchmeeah et Azad Jeetun, la MEF donne des cours depuis les années 80, longtemps avant la création de la TEC. Pour Raj Lutchmeeah, il est clair que la MEF est une institution crédible. Alors que ceux qui ont bénéficié des cours de cet organisme privé évoluent déjà activement sur le marché de l?emploi...

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