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Cent logements insalubres à démolir
Les cités Bord de Mer, Clotilda et Badamier vont être rasées de la carte sur le front de mer de Saint-Benoît à Beaufonds. 85 % des habitants ont d’ores et déjà quitté ces logements extrêmement insalubres voués à la démolition : quelques familles ont été relogées dans de nouvelles opérations telles que La Balance et Sica Promocanne, tandis qu’une poignée d’irréductibles hésitent encore à quitter les lieux.
Ghislaine est désormais propriétaire à part entière de son logement sis au cœur du quartier de Beaufonds : elle vient de payer la dernière échéance de son crédit de 15 ans entamé en 1991. Mais au lieu de se réjouir de son nouveau statut de propriétaire, la sexagénaire est tenaillée par un profond dilemme.
Dans le cadre de l’opération RHI Beaufonds, elle est invitée – et non obligée – à quitter son domicile pour être relogée dans un nouveau logement. Pour accéder à la propriété de ce dernier, elle doit contracter un… autre crédit de 15 ans car le montant de son indemnisation par les promoteurs de l’opération (Semac) est loin de pouvoir couvrir le prix du nouveau logement.
Autrement dit, si Ghislaine veut redevenir propriétaire et non simple locataire, elle devra continuer à payer des dettes jusqu’à l’âge de 75 ans. Pour le moment, la mère de famille, qui n’a plus d’enfant à charge et qui ne bénéficie plus d’aucune aide logement, ne sait vraiment pas quoi faire.
Une autre voisine, Martine, la quarantaine vit dans la même situation : “Je viens de finir 15 ans de crédit. On me demande d’en commencer un autre pour l’acquisition d’un logement à côté de l’ancienne usine là-bas. J’aime bien le modèle qu’ils m’ont fait visiter. Je suis prête à partir. Seulement, zot i demande trop. Selon le montage financier qu’ils me proposent, même avec les aides des collectivités et en souscrivant un nouvel emprunt de 14 000 euros à la banque, je dois encore trouver 15 000 euros à payer cash. Par ailleurs, il y a encore énormément de dépense à faire lors de l’installation. À se demander si l’on peut encore parler d’opération sociale”.
Mais Martine, Ghislaine et la quinzaine de familles (sur 100) qui refusent de partir sont conscientes que tôt ou tard, même si personne ne l’oblige à partir, elles vont devoir déménager.
© JIR</B>
<B>Rupture de stock de vaccin antigrippal</B>
Suite à une nouvelle bourde de la Sécu, la campagne de vaccination contre la grippe vient d’être prolongée jusqu’au 31 janvier. Le problème, c’est que le vaccin en question est en rupture de stock chez tous les grossistes de l’île et quasiment introuvable dans les officines quand l’épidémie risque de s’intensifier.
Il semble que l’envoi par erreur de prescriptions avec prises en charge à 100 % à 15 000 assurés locaux qui ne faisaient pas partie de la population ciblée par la campagne de vaccination soit en partie responsable de cette pénurie. Certains Réunionnais se seraient également rués sur le vaccin antigrippal suite à une rumeur selon laquelle il aurait un effet pour contenir l’arrivée d’une pandémie grippale d’origine aviaire.
La Direction générale de la santé (DGS) vient d’annoncer que la campagne de vaccination contre la grippe serait prolongée jusqu’au 31 janvier 2007. Dans un communiqué de presse, les autorités sanitaires justifient cette prolongation par le fait que “l’épidémie de grippe semble débuter tardivement cette année”.
Elles omettent d’expliquer l’essentiel de ce report. Comme le reconnaît Patrick Raoul, responsable de la réglementation santé de la CGSS Réunion, “on a eu un petit loupé dans la distribution du courrier”. Une nouvelle erreur de la Sécu qui s’est produite au niveau national.
Ainsi, un nombre important de bénéficiaires n’a toujours pas reçu son bon de prise en charge gratuite du vaccin antigrippal (VAG) tandis que leur validité expirait au 31 décembre 2006. Grâce à ce nouveau délai, les ayants droit qui recevront leur formulaire de prise en charge ces jours prochains pourront donc être remboursés même si ce dernier indique des dates caduques.
Reste maintenant à se procurer le vaccin en question. À la Réunion, il s’appelle “Vaxigrip” (souches 2006-2007). C’est le seul VAG que l’on trouve dans les pharmacies locales alors qu’il existe le choix du vaccin en métropole. Et l’ennui c’est qu’il est quasiment introuvable aujourd’hui dans les officines réunionnaises.
© JIR</B>
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