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Carreau-Esnouf :Des vagues dans les cressonnières

21 décembre 2004, 20:00

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Atmaram Balchand, le président, et les membres de la Watercress and Vegetables Planters Association (WVPA) affiliée à la Mauritius Vegetables Planters Association (MVPA) crient leur colère. Ils donnent un délai de 14 jours au gouvernement pour trouver des solutions à leurs problèmes. ?Au cas contraire, nous allons rassembler les 52 familles concernées pour une grève de la faim.? C?est l?avertissement de Deonarain Lokee, le président de MVPA. Ils comptent avoir recours à la Cour suprême pour réclamer justice alors que les associations envisagent d?avoir recours à la justice si besoin est.

C?est ce qu?ils ont fait savoir lors d?une conférence de presse hier matin à Port-Louis. Atmaram Balchand a suggéré au gouvernement de nommer un hydrologue indépendant pour voir si les forages qui fonctionnent à proximité de leurs cressonnières à Carreau-Esnouf et dans la région ne seraient pas l?une des principales raisons qui provoquent une baisse du niveau des nappes souterraines qui les alimentent. ?Kann pe vinn monstr laba alor ki tou cresionier pe sec. Se enn gran linjistis ki nou pe soufer?, ajoute Ashok Ramjeebun de la WVPA.

Le président de la WVPA s?appuie sur une étude qui a été soumise par un hydrologue français pour soutenir que les hydrologues de la Water Ressources Unit ?n?avaient pas recueilli les données et les informations pour connaître avec précision l?impact du pompage et sa véritable influence sur le système hydrologique dans cette région?.

Atmaram Balchand s?est aussi appuyé sur une étude qui a été menée tout récemment par un hydrologue étranger qui était en stage à Maurice. Cette étude avait pour but de voir si les forages situés aux alentours des cressonnières ont une influence sur le débit de ces cours d?eau ou s?ils dépendaient seulement des paramètres hydrologiques. Les membres de la WVPA ont également demandé à l?Etat de les dédommager pour toutes les pertes subies : ?Cresonier finn fini sek et nou pe bizin diman led a drwat a gos pou ki nou capav viv?, affirme Balchand.

Les zones, exploitées pour le cresson dans la région, s?étendent sur une superficie de plus de 20 arpents le long du Ruisseau-des-Mares. Plusieurs générations y gagnent leur vie. Les planteurs de la région approvisionnaient autrefois le marché avec 9 000 bottes par semaine y compris les établissements hôteliers.

Le 23 novembre, Ivan Collendavelloo, le député de Mahébourg, avait posé une question parlementaire sur les effets des forages sur les cressonnières de cette région. Alan Ganoo, le ministre des Services publics avait rappelé que tous les ?boreholes? opérant dans la région ont été creusés entre 1971 et 1975 à Malakoff et à Plaisance en 1981 et 1988.

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