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Bérenger met de l?huile sur le feu
Face à certaines rumeurs faisant état d?un « travail de sape » initié par le MMM, le leader de l?opposition a tenu à apporter quelques précisions, hier. Il a ainsi tenu à « répondre » au démenti du ministre de l?Environnement, Anil Bachoo, concernant des rencontres qui auraient eu lieu entre les deux hommes.
« Je suis attristé et choqué par le démenti d?Anil Bachoo qui est quelqu?un de très religieux », a-t-il déclaré. Et d?ajouter qu?il n?en dirait pas plus, « du moins pas pour l?instant ».
Une déclaration qui prend à contre-pied celle d?Anil Bachoo vers qui tous les regards se tournent maintenant. Sollicité pour une réaction, ce dernier s?est refusé à tout commentaire.
Autre dossier sur lequel Bérenger a tenu à apporter des éclaircissements, celui de l?ex-ministre des Affaires étrangères, Madun Dulloo. Le bureau politique du MMM, a tenu à faire ressortir Paul Bérenger, n?a à aucun moment discuté des relations entre Madun Dulloo et le MMM.
Mais à l?approche du rassemblement du 1er Mai, le MMM, qui avait prévu de s?y rendre seul, reconsidère cette éventualité avec l?arrivée du leader du MMSM dans les rangs de l?opposition. « Nous verrons si nous irons avec le PMSD, Ashock Jugnauth ou Madun Dulloo. Mais à ce jour, rien n?a encore été décidé », a-t-il précisé, même s?il confie qu?une collaboration avec Madun Dulloo est « très probable ». Une indication qui laisse entrevoir une configuration nouvelle dans le paysage politique.
Le Premier ministre a aussi été au centre des critiques du leader de l?opposition. La loi anti-transfuge évoquée par le chef du gouvernement, estime Bérenger, n?ira pas de l?avant. « Ramgoolam n?est pas sérieux. Il révoque Dulloo et le pousse dans l?opposition et il parle de loi anti-transfuge », a-t-il déclaré.
Il cite ainsi l?exemple de l?Inde où cette loi aurait encouragé la séparation de certains partis politiques. Pour le parti mauve, voter une loi anti-transfuge qui soit constitutionnelle et démocratique est « bien difficile » même s?il dit y être en faveur.
Inquiétude et colère</B>
Dans un autre ordre d?idées, le chef de file des mauves a dit son inquiétude quant à l?insécurité alimentaire qui guette le pays, ainsi que sur l?arrivée prochaine du groupe Orange à Maurice. « Mauritius Telecom (MT) est notre patrimoine national. C?est inacceptable que le groupe français puisse recevoir 3 % du turnover de MT juste pour pouvoir utiliser le nom Orange pour développer des activités dans la région », a dénoncé un Paul Bérenger en colère. Il a par ailleurs souhaité que la question d?un partenariat entre MT et Orange se tienne sur la place publique et non en « catimini ».
Pour finir, Bérenger a terminé son point de presse par une revue de l?actualité internationale. Il a ainsi appelé à un dialogue entre la Chine et le Tibet, fustigé la France et les États-Unis pour s?être montrés en faveur d?actions militaires aux Comores, et dénon-cé les violences en marge des élections qui se tiendront le 29 mars au Zimbabwe.
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