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Bénévolat : s?épanouir en aidant son prochain
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Bénévolat : s?épanouir en aidant son prochain
Ne demandez pas ce que le pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. Pourquoi ne pas réfléchir sérieusement à cette proposition et prendre la résolution, en ce début d?année, de donner un coup de pouce aux gens qui sont en détresse financière ou morale ?
Beaucoup de Mauriciens déjà, se battent jour après jour. Ils referment les déchirures, tentent de conserver le tissu social. Ils veillent à ce que les gens soient moins malheureux et qu?il y ait moins de gens sur le bord de la route. Ces héros modestes sont des travailleurs sociaux, des enseignants, des femmes au foyer, des retraités, des informaticiens, des bureaucrates et ils consacrent un peu de leur temps à la construction de la société. Si on jette un coup d?oeil sur la liste des ONG enregistrées au Macoss, on constate qu?ils sont partout et sur tous les fronts. La cause des enfants les tient à coeur, le développement communautaire est leur dada, les autrement capables sont leur préoccupation. Ils militent pour l?égalité des sexes, pour une société sans tabac, pour un environnement meilleur. Ils soutiennent les pauvres, ils luttent pour que les valeurs ne s?effilochent pas. Pour résumer, ils épaulent leurs semblables, mettent leur grain de sel pour que la société n?explose pas.
Qu?est-ce qu?ils ont en retour ? Le sentiment de pouvoir accomplir quelque chose. Le fait que s?engager apporte toujours un épanouissement personnel, la possibilité de faire évoluer la société, l?amitié, le soutien, la création de liens avec d?autres. Il faut dire que ça commence souvent de façon insidieuse. Un membre de sa famille qui périt dans un accident, un viol qui vous emmène vers une prise de conscience, un ami qui vit dans l?enfer de la drogue. « Il faut faire attention. On n?a pas besoin de gens qui ont soudainement un coup de coeur, un élan de compassion, il faut dire. Ils commencent quelque chose et puis ils disparaissent », précise un porte-parole de SOS children village. Même son de cloche du côté de Befrienders : « On a formé plus de 200 personnes, mais il n?y en a que 20 qui sont actifs. Les autres sont partis, certains sans même donner de raisons. »
Bien sûr, il y a parfois des facteurs de découragement. On fait face à une gestion désordonnée. On manque de formation et d?orientation et l?on se sent démuni face aux difficultés. On ne supporte plus la douleur humaine autour de soi. Il y a la frustration de vouloir faire beaucoup de choses mais de manquer de financement. Et puis souvent la société elle-même, les médias, n?accordent pas suffisamment de valeur au bénévolat. On se dit qu?on n?a pas le temps. Il faut savoir que certaines activités ne demandent que deux à trois heures par semaine. Il y a aussi des organisations qui ont besoin de bénévoles pour des actions ponctuelles : faire une quête, aider pour une levée de fonds, pour monter un spectacle. Il faut énormément donner lorsqu?on fait partie d?une association. Toutefois, on reçoit beaucoup en retour. On a la satisfaction d?avoir aidé quelqu?un, d?avoir servi à quelque chose. En d?autres mots, on vit une expérience humaine. Après tout, ce n?est pas en se plaignant de l?insécurité, en ayant un pincement au ch?ur pour les pauvres, en étant triste pour ceux qui souffrent, que cela va changer quelque chose. Il faut agir.
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