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Bénéfice du doute dans un cas de harcèlement

4 février 2008, 20:00

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Jean Marc Sylvio Ahfoo, Senior Manager à Belle-Mare Plage Hotel est poursuivi devant le tribunal de Flacq pour harcèlement sexuel. Il a été accusé par une hôtesse du même établissement et plaide non-coupable. Il a finalement obtenu le bénéfice du doute car la plaignante n?a pas pu prouver la véracité son accusation. L?hôtesse travaille sous la supervision de Raj Mohabeer. Le 31 décembre 2005 aux alentours de 23 h 40, elle est affectée au restaurant Citronnelle quand l?accusé l?appelle dans son bureau.

Elle allègue qu?en entrant, Jean-Marc était torse nu et l?invitait à s?asseoir pendant qu?il mettait sa chemise. Selon les dires de l?hôtesse, Jean-Marc lui aurait dit qu?il voulait sortir avec elle et de son côté, elle a compris qu?il voulait avoir des relations sexuelles avec elle. Elle soutient aussi qu?elle a reçu sa feuille de route le 15 mai 2006 vers 15 h 30. En cour elle raconte avoir repoussé les avances de son chef et que cet évènement l?a traumatisée.

Selon la magistrate Maryse Panglose-Cala, le témoignage de la plaignante est contradictoire et douteux. Car sa déposition faite à la police le 19 mai 2005 à 15 h 35 ne coïncide pas avec celle faite en cour. Elle a raconté à la police que, l?accusé lui aurait dit qu?il voulait faire l?amour avec elle et qu?elle a refusé. En cour elle donne une autre version . Elle soutient que son «boss» lui a dit «mo envi sorti are toi» et qu?elle a cru que ce dernier voulait coucher avec elle.

La magistrate révèle qu?elle ne peut pas se fier à un tel témoignage pour condamner l?accusé. Après une analyse de la déposition de l?accusé, la magistrate estime que les mots «harcèlement», «contraintes», et «de nature sexuelle» n?y figurent pas. Un autre fait troublant a été noté par la magistrate. L?hôtesse a consigné sa déposition le 19 mai 2006 à 15 h 35 alors que l?incident allégué s?était produit le 31 décembre 2005 et qu?elle a été licenciée le 15 mai 2006. Sur ces faits, la magistrate a alors accordé le bénéfice du doute à l?accusé.

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