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Béni des dieux !
Il y a des jours comme ça où tout se bouscule, où l?histoire s?écrit en lettres majuscules. Zapping obligatoire pour se rafraîchir les idées.
Du football pour commencer. Hier soir au Millenium de Cardiff, théâtre de la 125e finale de la Coupe d?Angleterre, Liverpool s?est rappelé au bon souvenir d?Ataturk.
Le 29 mai 2005, en finale de la Ligue des champions, les Reds, menés 3-0 à la mi-temps par le Milan AC, avaient réussi l?un des come-back les plus fascinants de l?histoire du football, pour finalement s?imposer au terme d?une inter- minable séance de tirs au but, sous les yeux médusés de ses supporters.
Presque un an plus tard, Steven Gerrard et ses coéquipiers nous ont refait le même coup. Ce n?était pas le 29 mai, mais le 13 mai. Ce n?était pas en Turquie, mais au Pays de Galles. Ce n?était pas en finale de Ligue des champions, mais en finale de FA Cup. Ce n?était pas contre Milan, mais contre West Ham. Et dans les buts, il n?y avait pas Dudek, mais Reyna.
Mené 2-0, puis 3-2, Liverpool a eu les ressources pour revenir dans un match que bien des scousers croyaient perdu d?avance.
La lumière, une fois encore, est d?abord venue de son inimitable capitaine Steven Gerrard, qui, dans les arrêts de jeu, alors que l?arbitre avait déjà le sifflet à la bouche, a égalisé à 3-3.
La lumière est ensuite venue de son gardien Jose Reyna, qui a effectué trois arrêts décisifs à l?heure des tirs au but, pour offrir aux protégés de Rafael Benitez une septième levée bien méritée.
Zapping. Du football, on passe à l?athlétisme.
À Doha, ville perdue entre sable et terre, située au milieu de nulle part, Justin Gatlin a été surpris vendredi en flagrant délit d?excès de vitesse. Il a couru le 100 mètres en 9 secondes 76 centièmes. Jamais personne n?était allé aussi vite. L?histoire s?en souviendra.
L?Américain, chasseur de titres et de records, a placé le 100 mètres, la course reine de l?athlétisme, au seuil de l?impossible. Gatlin est en effet à un centième de la barrière mythique, inimaginable, du 9.75, considéré pendant longtemps par plusieurs spécialistes comme la limite humaine. Le temps nous prouvera un jour que l?homme n?a pas de limite.
Zapping. De l?athlétisme, on passe au tennis.
À Rome, ville chrétienne par excellence, il est probable qu?il y aura plus de monde devant la télévision cet après-midi qu?à la la sortie de l?église ce matin. Même le pape Benoît XVI, qui a béni Roger Federer en fin de semaine, s?en voudra de manquer le spectacle.
On peut le comprendre. Quand l?histoire est en marche, on prend le bon train, n?est-ce pas ? Un jeune playboy espagnol répondant au nom de Rafael Nadal, inconnu du grand public il y a encore deux ans, tentera d?effacer des tablettes le nom du grand Guilermo Vilas. S?il bat Federer, ce qui n?est pas gagné d?avance, il portera à 52 matches son invincibilité sur la terre battue. 52, vous vous rendez-compte ?
Zapping. Du tennis, on passe à la natation.
Vendredi soir, à Tours, dans des championnats de France qui n?intéressent généralement que les Français, là aussi pas tous, c?est le nom de la légendaire Janet Evans qui a été effacé des tablettes. Qui l?aurait cru ?
La faute à qui ? À Manaudou bien sûr, L?or de son prénom? Laure, pardon. La jolie petite sirène, du haut de ses 19 ans, a repoussé ses limites beaucoup plus loin qu?on la croyait capable, améliorant cette fois le record du monde du 400 mètres nage libre, propriété de Janet Evans depuis le 22 septembre 1988. De 4:03:85, la référence passe 18 ans plus tard à 4:03:03, excusez du peu.
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