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Budzynski répond à Amisse

8 janvier 2005, 00:00

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Robert Budzynski, directeur sportif du FC Nantes, a timidement pris la parole, jeudi, via un communiqué diffusé sur le site officiel de son club.

Il avait été l'un des rares à ne pas s'exprimer au cours des dix derniers jours, marqués par une crise ayant débouché sur le remplacement de Loïc Amisse par Serge Le Dizet au poste d'entraîneur.

Après que l'ancien coach a sévèrement jugé son action, Robert Budzynski a conservé un silence de 24 heures. Il déclare aujourd'hui « avoir hésité à s'exprimer, devoir de réserve oblige ».

Il a finalement pris la plume, mais en « décidant de ne pas répondre, point par point, aux griefs de l'entraîneur ». Robert Budzynski écrit, à propos de Loïc Amisse : « Je peux comprendre son propos, je pense que ce sont ceux d'un homme déçu, touché. Sa réaction est émotionnelle parce qu'il s'agit d'un échec : garder sérénité et lucidité est difficile pour lui. Cependant, on ne peut discuter la réalité, les faits, les résultats et leurs conséquences. »

Après avoir rappelé en trois points la teneur de sa mission et de ses limites de décision dans le club, Robert Budzynski écrit que sa priorité du moment est de « permettre à l'équipe de retrouver le plaisir, l'enthousiasme, le collectif, synonymes de futures victoires ». Puis, il « reprend le classement effectué par L'Equipe sur les performances sportives des clubs de football français au cours des 40 dernières années, qui met le FC Nantes Atlantique à la 4e place dans l'hexagone : un élément de fierté pour ceux qui ont contribué à cette performance, et dont il pense humblement faire partie ».

Robert Budzynski s'appuie sur ce rappel pour évoquer son avenir, très incertain selon plusieurs échos depuis le début de la saison. « Je continuerai à apporter mon énergie pour la poursuite de cette performance ».

Mercredi, Loïc Amisse avait attribué à Robert Budzynski les recrutements manqués de Bratu, Caceres et Capoue. « Je lui ai déjà dit ses quatre vérités. Il approche de la retraite ; le football a évolué, lui n'a pas suivi », a appuyé l'ancien entraîneur. « Il ne m'a jamais soutenu alors que c'est le garant du sportif. Il est intelligent : il va où souffle le vent. On comprend pourquoi il est dans le circuit depuis quarante ans ».

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