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Budget : accueil mitigé des milieux économiques et financiers
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Budget : accueil mitigé des milieux économiques et financiers
1. Comment qualifierez-vous le budget 2008-2009 dans son ensemble?
UN ASSEZ BON BUDGET
Le budget 2008-2009 dans son ensemble n?est pas ?très bon?, mais ?assez bon? selon plus de trois quarts des analystes interrogés. Il contient de bonnes intentions avec des mesures pour assurer la stabilité sociale et pour stimuler l?économie via la consommation privée et les dépenses en infrastructures. Cependant, il donne trop de latitude au gouvernement et n?attaque pas suffisamment au problème de l?inflation. Aussi, il reste silencieux sur les réformes des lois du travail et sur les restructurations des corps para-étatiques promises dans le précédent budget. C?est pourquoi certains analystes demeurent ?un peu sceptiques? sur la réalisation effective des projets annoncés.
2. Au vu des mesures budgétaires, l?objectif d?une croissance de 6,2 % en 2009-2010 est-il réalisable ?
LA CROISSANCE N?EST PAS ENCORE GAGNEE
Toujours selon 77 % des analystes interrogés, l?objectif d?une croissance de 6,2 % fixé par le ministère des Finances pour les deux prochaines années est réalisable, mais ce sera difficile. La croissance sera essentiellement tirée par la consommation et les investissements directs étrangers, tandis que les autres moteurs de croissance ralentiront sous l?effet d?une conjoncture internationale défavorable. Un économiste pense qu?une croissance de 7 % aurait été possible si le gouvernement avait choisi de payer 75 % des hausses salariales préconisées par le Pay Research Bureau (PRB) la première année. Les 25 % restants auraient pu alors être utilisés pour financer des investissements publics.
3. À quel point le budget va-t-il stimuler ces moteurs de croissance ?
UN BUDGET DE CONSOMMATION
La majorité des analystes estime que le budget va revigorer fortement la consommation des ménages. Celle-ci sera davantage encouragée par les hausses salariales et par l?existence de taux d?intérêt réels négatifs. En outre, si les rendements des obligations publiques demeurent inférieurs au taux d?inflation attendu, on risque d?avoir ?a consumption rush?. Alors que 87 % des répondants s?inquiètent pour l?exportation, sept analystes sur dix trouvent le budget bien tiède sur l?investissement privé. L?inflation pourrait anéantir la compétitivité de celle-là et causer un effet d?éviction sur celui-ci.
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