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Budget 2008-2009 : ce que veulent patrons et travailleurs
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Budget 2008-2009 : ce que veulent patrons et travailleurs
Ils sont aux antipodes et ils ont pourtant, lorsqu?il s?agit du budget 2008-2009, des exigences assez similaires. Le patronat et les syndicats demandent au vice-Premier ministre et ministre des Finances de diminuer les taxes afin de permettre à Maurice de prendre un nouvel élan.
Ce ne sont toutefois pas toujours les mêmes impôts qui sont visés. Le National Trade Union Congress (NTUC) demande à Rama Sithanen de diminuer la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) sans toutefois préciser de chiffre, d?abolir la Road Tax, la National Residential Property Tax (NRPT) et de rehausser le seuil imposable de l?Income Tax.
Quant au Joint Economic Council (JEC), il souhaite que «le budget 2008-2009 soit focalisé sur un niveau de taxe n?excédant pas 15 % sur les deux prochaines années». Il fait ici référence à la pression fiscale plus accrue exercée sur les secteurs touristique et bancaire.
Le JEC souhaite également que ceux qui veulent souscrire à un plan de pension privé ou à une pension complémentaire ne subissent pas une double taxation.
Dans son mémorandum, cet organisme qui rassemble les organisations du secteur privé, espère que le grand argentier annoncera des investissements massifs dans plusieurs secteurs. Il pense notamment à l?amélioration des infrastructures portuaires et aéroportuaires, l?élargissement du réseau routier et des télécommunications.
Ce qui cadre avec les considérations du NTUC. Car celui-ci veut aussi qu?une solution durable soit trouvée au problème d?embouteillage. «Cela pénalise beaucoup les travailleurs et constitue une gêne dans une économie performante», indique Toolsiraj Benydin, président de cette fédération syndicale. Dans son mémoire, la NTUC propose la décentralisation des activités qui se font généralement dans la capitale et la création d?une seconde ville administrative.
<B>«Une attention particulière»</B>
L?éducation est un autre de ses soucis majeurs. «Le gouvernement doit accorder une subvention totale à tous les étudiants du SC et du HSC», affirme Tulsiraj Benydin. Il souhaite que le budget fasse provision pour le remplissage des «nombreux postes» de fonctionnaires vacants et veut également que le gouvernement accorde une attention particulière aux travailleurs qui sont au plus bas de l?échelle sociale.
Tout comme la JEC d?ailleurs, qui souhaite qu?une des priorités soit justement le combat contre la pauvreté absolue. Un autre point majeur reste l?amélioration de l?environnement des affaires et cela peut notamment se faire en éliminant les goulets qui ralentissent les investissements.
Et là où le patronat et les syndicats restent diamétralement opposés c?est en ce qui concerne des lois du travail. La JEC demande dans son memorandum que le gouvernement prône plus de flexibilité et plus de sécurité pour ce qui est des lois du travail. Cela permettrait d?augmenter l?investissement dans le pays.
Lorsque les syndicats abordent l?abolition de la NRPT parce que «cela décourage les gens à acheter des terrains et construire », la JEC suggère l?introduction d?un Real estate investment trust d?au moins Rs 500 millions pour pouvoir exploiter au maximum les «opportunités découlant du développement foncier ».
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