Publicité
Brèves
>Un nouveau James Bond
Son nom est Faulks, Sebastian Faulks. Sa mission (accomplie) : inventer une suite aux quatorze James Bond écrits entre 1953 et 1966 par l?écrivain Ian Fleming. Ses héritiers ont annoncé qu?ils ont choisi l?auteur des romans historiques Les chemins de feu, Charlotte Gray et L?alphabet du pitre pour écrire la suite de James Bond. Devil May Care, qui se situe en 1967 et relate les nouvelles aventures de l?agent secret au service de sa Majesté, devenu veuf et amer, sortira ainsi le 28 mai 2008 pour commémorer le centenaire de la naissance de Ian Fleming le même jour. Comme Fleming, Faulks (54 ans) est un ancien journaliste auteur de best-sellers reconnus, ses sept romans se sont vendus à plus de 5 millions d'exemplaires dans le monde : un chiffre certes inférieur aux 100 millions de romans vendus par Fleming, mais qui font de Faulks l?un des auteurs les plus lus d?aujourd'hui. Kingsley Amis, John Gardner et Raymond Benson ont tous auparavant écrit des suites officielles à James Bond. Sans grand succès.
>Scarlett retrouvée
C?est considéré comme l?un des gros coups éditoriaux de l?année. Philippe Robinet, 43 ans, directeur de OH ! Editions a obtenu les droits pour éditer, en français, la suite d?Autant en emporte le vent ? tiré à 1 million d?exemplaires à sa sortie aux Etats-Unis. Le clan Rhett Butler sera publié début novembre à 70 000 exemplaires.
>Parlez-vous Green ?
Il a inventé une langue, ?le Green?, tout en nuance, qui vole haut dans la métaphysique, mais qui se parle à voix basse, sur le ton de la confidence, avec un sourire en coin. Tel est Julien Green : modeste, cosmique et ironique. Ce livre inédit le fait renaître en lui-même tel que l?éternité l?a figé. Julien Green l?a écrit en 1941, alors qu?en exil aux Etats-Unis il participe avec un micro, au combat contre le nazisme. Des conférences où il parle, entre autres, de son enfance à Paris, de sa famille, de sa guerre de 14 et de ses premiers pas en littérature. Lors de sa sortie, Souvenirs des jours heureux connut un franc succès outre-Atlantique, mais Julien Green préféra ne pas le publier tout de suite en France. Ecrit en anglais et traduit par l?auteur, il y raconte, d?une certaine façon, la France aux Américains. D?où la nostalgie qui fleure à chaque page. On y voit que le ? plus américain des écrivains français? est aussi le ?plus français des écrivains américains?. L?ambivalence est l?un des thèmes de ce livre où l?on retrouve, en plus de la foi, omniprésente, les obsessions, les bonheurs et les révoltes de Julien Green. Ce livre est une irrésistible introduction à l?oeuvre magnifique d'un des plus grands écrivains modernes qui, né avec son siècle en 1900, mourut avec, en 1998.
Publicité
Publicité
Les plus récents