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British Airways ne souhaite pas augmenter ses vols sur Maurice
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British Airways ne souhaite pas augmenter ses vols sur Maurice
British Airways ne suivra pas le Paille-en-Queue. Alors que le transporteur mauricien vient de lancer son sixième vol direct hebdomadaire sur Londres, la compagnie britannique affirme qu?elle n?ira pas au-delà de ses trois fréquences par semaine. Raison : la surcapacité (surabondance de sièges) sur la desserte Grande-Bretagne-Maurice.
?Il n?y aura ni augmentation ni réduction de nos vols sur Plaisance. En fait, il devient difficile de vendre Maurice en Grande-Bretagne pendant la basse saison?? lâche Vicky Lanza, représentante de British Airways à Maurice.
Les études réalisées par British Airways démontrent que l?offre surpasse la demande pendant la basse saison. Elles viennent confirmer ce qu?a toujours avancé Air Mauritius mais aussi le plan stratégique sur le transport aérien réalisé par la Netherlands Airports Consultants (Naco). Du coup, elles contredisent les arguments des hôteliers.
Le problème sur cette ligne s?amplifie car les touristes britanniques considèrent Maurice comme une option parmi tant d?autres. La destination mauricienne fait donc face à une vive concurrence venant des pays des Caraïbes, d?Asie et même de Dubayy. Le marché britannique reste la cible de prédilection de British Airways, cette compagnie éprouve de grosses peines à remplir les avions quittant Londres pour Maurice pendant la basse saison.
?Malgré cela, nos avions sont remplis jusqu?à 70% en moyenne. Nos vols se portent bien et il est inutile de tout déséquilibrer en introduisant une opération supplémentaire?, souligne Vicky Lanza.
Un vol additionnel pourrait affecter la rentabilité des opérations sur Maurice. Or, British Airways insiste sur des profits de 10 % afin de maintenir une desserte. Si des sièges demeurent vides, une compagnie aérienne est obligée de les brader à bas prix. La compagnie britannique ne veut nullement s?aventurer sur ce territoire qui pourrait amener une augmentation des coûts et une baisse des profits.
?On ne peut baisser les tarifs en dessous d?un certain niveau surtout que nos coûts, notamment ceux du carburant, augmentent. Nous insistons sur la qualité de nos services?, précise Vicky Lanza. L?an dernier, 92 652 touristes britanniques ont visité le pays alors que 32 271 Mauriciens se sont rendus en Grande-Bretagne.
Un ciel peuplé de rivaux
British Airways est catégorique : la surcapacité fait qu?il n?y a pas assez de passagers pour remplir quatre Boeing 747-400 chaque semaine. Avec la multiplication de ses fréquences sur Londres, Air Mauritius transforme l?aéroport d?Heathrow en hub. Chaque semaine, la compagnie mauricienne effectue six vols directs et deux vols Maurice-Seychelles-Londres en partenariat avec Air Seychelles. Ces fréquences offrent une meilleure flexibilité aux passagers au niveau des dates de départ ou d?arrivée. Il est toujours possible pour British Airways de remplacer ses super jumbos par des avions moins grands afin de mater la concurrence.
?Il n?est pas impossible de remplacer trois vols de Boeing 747 par cinq de Boeing 777 à l?avenir, mais un tel changement ne fait pas partie de notre stratégie actuelle?, soutient Vicky Lanza.
En attendant, les rivaux affûtent leurs armes. Et il n?y a pas qu?Air Mauritius qui est leader sur la desserte Maurice-Londres. Emirates et Air France augmentent également leurs parts de marché. British Airways se porte bien mais la desserte Londres-Plaisance n?est plus une simple balade à deux avec le Paille-en-Queue?
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