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Bras de fer pour la gestion des hôtels

31 août 2006, 00:00

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Le ministère du Tourisme de l?île estime que la gestion des hôtels doit lui revenir. Il engage un bras de fer avec les autorités de l?Union sur la gestion des hôtels Galawa, Maloudja et Touristique.

Dans un communiqué adressé à la presse, Cheikh Ali Bacar a lancé un appel d?offres international en vue de recruter un preneur pour chacun de ces hôtels, jusqu?à présent placés sous la responsabilité du ministère de l?Union. Le ministre est allé jusqu?à poster certains policiers au Galawa ?en vue de faire l?inventaire de la maison?, selon son entourage.

Ces actions opérées sans l?aval du ministère de l?Union qui assurait jusqu?à présent la gestion des établissements, le ministre Cheikh Ali les dit conformes à la loi. ?Nous avons attendu longtemps et les autorités supérieures ne nous transfèrent pas nos compétences. Cette loi a été votée 6 mois avant le départ d?Azali. Nous n?avons pas voulu intervenir de force dans la période car Azali allait s?éterniser au pouvoir. On croyait que la nouvelle autorité allait faire le transfert, mais non. Donc, nous avons décidé d?agir?, a-t-il déclaré à Radio Ngazidja.

Ce n?est que dimanche que les policiers ont libéré l?hôtel Galawa. Du côté du ministère de l?Union, ?on n?a pas encore vu cette loi. C?est seulement Cheikh Ali qui en parle. Toutefois les négociations pour trouver une solution favorable pour les uns et pour les autres?, affirme le secrétaire général du ministère. Cette affaire vient mettre en exergue une fois de plus le problème de compétences entre l?Union et les îles. C?est encore le fameux article 9 de la Constitution qui refait surface. ?Il s?agit probablement d?un problème d?interprétation. à mon avis, il n?y a pas une loi qui transfère expressément la gestion des hôtels à l?île. Seulement, il y a dans cet article 9, des lois organiques qui partagent plusieurs domaines de compétences. C?est peut-être en vertu de cette loi que le gouvernement de l?île réclame la gestion des hôtels. Il faut aussi souligner que cette même loi prévoit que lorsque ces compétences ne peuvent pas être gérées efficacement, elles reviennent à l?Union?, souligne Aboubacar Said Salim, secrétaire général de l?Assemblée de l?Union.

Soulignons que cette affaire dépasse le cadre national : ?Le ministre du Tourisme de l?île aurait adressé une lettre à l?ambassade de Libye lui interdisant de commencer les travaux d?un grand hôtel. Dans sa missive, Cheikh Ali aurait signifié au diplomate de s?adresser à l?autorité compétente pour les négociations?, déclare le secrétaire général du ministère du Tourisme de l?Union.

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