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Brèves
EN FRANCE
Foie gras, andouille et rillettes au menu de la culture
Que font le chef Paul Bocuse et Nicolas Sarkozy dans les pages cultures ? Eh bien, la cuisine c?est de la culture. C?est ce que soutiennent 400 chefs français, dont Alain Ducasse, qui se mobilisent afin que la gastronomie française soit inscrite dans la liste de l?UNESCO. La gastronomie est « un élément essentiel de notre patrimoine. C?est pourquoi je souhaite que la France soit le premier pays à déposer dès 2009 une candidature auprès de l?UNESCO pour permettre la reconnaissance de notre patrimoine gastronomique au patrimoine mondial », a récemment déclaré Nicolas Sarkozy.
La France va donc déposer auprès de l?UNESCO une demande de classement de sa gastronomie au patrimoine mondial de l?humanité. Les domaines des traditions et expressions orales, les arts du spectacle et les pratiques sociales, rituels et événements sportifs, les connaissances et pratiques concernant la nature, les savoir-faire liés à l?artisanal traditionnel auront à faire face à un concurrent de taille : « la culture gastronomique ». Grands restaurants, mais aussi charcutiers, boulangers, fromagers, vignerons, confiseurs français se préparent à relever ce défi.
EXPO
Les couleurs de Mahébourg selon Takun
Une triste idée que d?associer Mahébourg à un « amour éperdu ». L?éperdu dans les deux sens : exalté certes, mais surtout vif, violent, troublé, agité? Mais l?artiste-peintre Takun Nurrudhin a choisi de peindre ce village du Sud en partant de ce thème. Pourquoi cette atmosphère monotone au lavoir, pourquoi ce chemin bruyant, ce c?ur brisé d?un hiver ? « On peut porter de multiples regards sur une même chose », explique l?artiste qui s?est épris de Mahébourg il y a quelques années et qui observe que le lavoir n?a plus la même âme qu?autrefois, que les souvenirs se perdent, que les commerces augmentent.
Aller au-delà de l?apparence, au plus profond des choses, c?est ce qui a inspiré Takun qui expose ses tableaux au musée de Mahébourg jusqu?au 29 mars. Sa technique, la sérigraphie, colle d?ailleurs bien au thème. Les formes ne sont pas définies, il y règne une sorte de flou artistique, les couleurs sont à la fois fades et vivaces. L?artiste a réussi à nous faire prendre conscience de l?intensité de son regard. Mahébourg a une nouvelle mémoire grâce à ce voile de couleurs qui oblige à la réflexion. L?expo vaut le détour.
BOUQUIN
Tahar Ben Jelloun nous parle de sa mère
Tahar Ben Jelloun qui devait fouler notre sol pour une rencontre mardi au Centre Charles Baudelaire, ne fera pas le déplacement. Mais pour ceux qui veulent quand même découvrir l??uvre de cet écrivain marocain, ils peuvent se procurer son dernier livre, Sur ma mère. Cet ouvrage parle de l?Alzheimer. Une maladie de la mémoire. L?oubli du présent. Le retour du passé. Sur ma mère nous brosse le portrait intense des dernières années de la vie de la mère de l?auteur. L?Alzheimer a transformé celle-ci, l?a ramenée à son enfance et a fait revivre l?histoire familiale, le Maroc oublié. « Pendant des journées entières, je l?ai écoutée, j?ai suivi ses incohérences, j?ai souffert et en même temps, je l?ai découverte », écrit Tahar Ben Jelloun. Ce livre suscite de l?émotion, c?est l?histoire d?une fin de vie qui se veut en fin de compte un accomplissement. Disponible chez Bookcourt, à Trianon.
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