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Boolell : ?Que quatre usines sucrières en 2010?
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Boolell : ?Que quatre usines sucrières en 2010?
Le paysage sucrier se résumera à une usine par région. En 2010, a confirmé Arvin Boolell, le ministre de l?Agro-industrie, le nombre passera à quatre contre 11 présentement, hier à l?assemblée générale de l?Apexhom. La réduction s?insère dans le cadre de la réforme de l?industrie, accentuée par la baisse du prix garanti du sucre sur le marché européen.
?Il est inévitable qu?on se retrouve avec quatre usines en 2009-2010, période qui coïncidera avec la baisse effective du prix du sucre de 36 %?, a expliqué à l?express Arvin Boolell. Après cet exercice accéléré de centralisation, les usines qui seront toujours en marche seraient Belle-Vue au Nord, Fuel pour le Centre et l?Est, Médine à l?Ouest et Savannah au Sud.
Ces unités seront des ?flexi-factories?, mettant l?accent sur une palette de sous-produits venant de la canne telle que les sucres variés, l?électricité fournie par la bagasse, et l?éthanol. Par exemple, selon le ministre, le rhum, à base de jus de canne, a déjà un marché potentiel dans les pays d?Europe du Nord. Tout réside dans le marketing, souligne-t-il.
Dans la conjoncture présente, où le prix des produits pétroliers ne cesse de grimper, il est plus que jamais nécessaire de trouver des sources alternatives. L?éthanol en est une. Déjà, un fonds existe au niveau de l?Union européenne sur lequel il faudrait capitaliser, selon le ministre de l?Agro-industrie.
A ce jour, deux établissements, Mon-Trésor-Mon-Désert et Riche-en-Eau, gérés par la Société usinière du Sud, déposeraient leurs demandes de fermeture à l?issue de la campagne sucrière de 2006. Elles s?ajouteront à celle de Saint-Félix et de Mon-Loisir, ayant soumis leurs dossiers en 2005 et 2004 respectivement. Et par la suite, ce serait au tour de Saint-Aubin, Mon-Désert-Alma et Deep-River-Beau-Champ.
Le directeur de la Mauritius Sugar Producers? Association (MSPA), Jean Li Yuen Fong acquiesce que ?c?est l?orientation qu?il faut poursuivre avec le prix du sucre qui chute de 5 % dès 2006 et 36 % à partir de 2009-2010?. Il est plus que jamais question de s?adapter à la nouvelle donne. ?Il y a des discussions engagées au niveau des opérateurs pour essayer de donner une configuration à l?industrie sucrière?, fait-il ressortir.
La convergence des points de vue visant à réorganiser l?industrie a pour but ultime de réduire les coûts de production et d?optimiser des ressources. Avant d?en arriver là, les opérateurs se penchent sur des exercices qui découlent de la centralisation. ?Il est important de noter qu?aucune centralisation ne pourra se faire si les coûts sociaux ne sont pas financés par les mesures d?accompagnements?, ajoute-t-il.
Stratégie nationale
Ce volet des mesures d?accompagnement a été abordé à l?assemblée générale de l?Apexhom, une association d?horticulteurs, par le conseiller en développement rural de la délégation de la Commission européenne à Maurice, F. Viault. Il a rappelé que ?tout d?abord ces mesures d?accompagnement (?) viendront appuyer une stratégie nationale. A cet égard, Maurice a une certaine avance sur les autres pays ACP du Protocole et compte bien la garder, en actualisant rapidement les études jusque là réalisées pour le secteur canne à sucre?.
Les prochaines étapes dans la mobilisation de ces mesures, a-t-il précisé, sont la transmission de la stratégie nationale d?adaptation finalisée et la rédaction conjointe d?un document de projet entre le gouvernement et la délégation de la commission.
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