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Boodhoo s’attaque à la prescription
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Boodhoo s’attaque à la prescription
Alors que la commission d’enquête sur la vente à la barre continue à entendre les griefs des victimes, les propriétés sont toujours mises en vente à la Master’s Court à des prix très bas. “Ridicule”, soutient Harish Boodhoo, qui réclame la suspension des ventes de propriétés tant que la commission siègera.
Une maison à étage à Curepipe d’une valeur réelle estimée à Rs 5 millions a été mise en vente pour la modique somme de Rs 25 000. Une autre maison à Mahébourg estimée à Rs 800 000 a été mise en vente à Rs10 000. Les exemples sont nombreux. Harish Boodhoo réclame donc la suspension des ventes mais il semblerait que cela ne peut se faire.
Une missive de la Cour suprême l’informe que “le chef juge n’est pas autorisé à suspendre les procédures légales sous le Sale of Immoveable Property Act.” L’éxecutif a aussi informé Harish Boodhoo que la suspension n’est pas de son ressort.
Autre point de litige, le Premier ministre l’a informé qu’il n’avait aucune intention d’inclure la Sale by licitation (vente aux enchères d’un bien par les copropriétaires d’un bien indivis) dans les attributions de la commission d’enquête sur la vente à la barre. Boodhoo affirme ne pas comprendre cette décision puisque les deux ventes se font dans la même cour et que les protagonistes et les procédures sont les mêmes. Il compte relancer le Premier ministre pour réviser sa décision.
“Aster monn desid pou sorti kont preskripsyon. Ena enn vie politisyen ki involv ladan”, annonce Boodhoo. La prescription est la légalisation de l’occupation d’un terrain après une période déterminée par la loi. Il allègue qu’il y aurait eu des maldonnes, “que beaucoup de tort a été fait à de nombreux Mauriciens”.
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