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Bons du trésor : Rundheersing Bheenick ferme le robinet des banques

28 mars 2011, 20:00

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Bons du trésor : Rundheersing Bheenick ferme le robinet des banques

Le gouverneur de la Banque Centrale, Rundheersing Bheenick, met sa menace à exécution. Lors d’un point de presse ce mardi 29 mars, il a annoncé l’introduction d’une limite sur les placements des banques dans les bons du trésor.
 
A partir du mois d’avril, un plafond de 15% des liquidités des banques sera applicable pour tout placement dans les bons du trésor (Treasury Bills). Cette limite, selon le gouverneur de la Banque Centrale, devrait inciter les banques commerciales à prêter d’avantager, donc à prendre plus de risques, surtout aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) et autres business qui en valent la peine. Cette mesure devrait aussi inciter les banques à élaborer un marché secondaire pour les bons du trésor, car elles seront alors obligées de constituer des livres de comptes spécifiques pour les bons du trésor.

De plus, le gouverneur a justifié la tendance notée ces dernières semaines de la Banque Centrale à refuser de vendre des bons du trésor de trois mois. Il a jugé que c’était trop facile de se contenter d’acheter des bons du trésor, tout en faisant  ressortir que les taux pratiqués par les banques étaient exagérément élevés.  « 1,73% pour trois mois, c’est inacceptable », a déclaré Rundheersing Bheenick.

Par ailleurs, le gouverneur de la Banque Centrale a commenté la décision du comité de politique monétaire (MPC) d’augmenter le taux directeur de 50 points de base pour le porter à 5,25%.

Rundheersing Bheenick dit regretter certains cris de désespoir et explique que cette hausse est pour assurer une croissance non-inflationniste. « Il ne s’agit pas du tout d’une décision drastique. La majorité des membres du MPC  a été en faveur d’une augmentation du taux directeur. Une minorité voulait le statu quo alors qu’une personne a réclamé une hausse de  25 points. Celui-ci a fini par se rallier à la majorité par la suite », explique le gouverneur de la Banque Centrale. En attendant la prochaine réunion du MPC, fixée au 13 juin prochain.

Rundheersing Bheenick soutient par ailleurs  que le pays a dépassé le « worst case scenario » en ce qui concerne les poussées inflationnistes. Autrement, dit-il, le pays aurait pu connaître une inflation à deux chiffres à  la fin de l’année, à savoir, 9% au mois d’octobre,  qui représenterait  des chiffres inquiétants par rapport à l’année dernière.

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