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Bogota accepte l?aide de Chavez pour libérer les otages

28 décembre 2007, 00:00

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Le gouvernement colombien a autorisé une opération du Venezuela pour récupérer dans la jungle les trois otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), dont Clara Rojas, que la guérilla colombienne se dit prête à remettre au président vénézuélien Hugo Chavez.

Le plan convenu par Chavez avec les FARC pour mettre à exécution la libération des trois otages prévoit qu?un convoi aérien se rende dans la ville de Villavicencio, située dans le centre de la Colombie au pied des Andes.

Des hélicoptères prendront alors la direction d?un camp rebelle pour récupérer les otages et les ramener à Villavicencio ou les conduire directement en territoire vénézuélien.

Il a redonné espoir aux familles des otages détenus depuis plusieurs années dans la jungle colombienne.

Issue positive

Le ministre colombien des Affaires étrangères, Fernando Araujo, a déclaré que le gouvernement avait accepté la proposition du Venezuela d?envoyer des avions et des hélicoptères portant l?emblème de la Croix-Rouge pour récupérer les otages à l?intérieur du territoire colombien.

Chavez a dit que l'opération pourrait débuter dans les heures suivant le feu vert de Bogota. Mais selon Yves Heller, porte-parole du Comité international de la Croix-rouge en Colombie, la restitution des otages pourrait être retardée en raison de problèmes logistiques et de sécurité.

Le plan doit faire intervenir des délégués désignés par l?Argentine, la Bolivie, le Brésil, Cuba, l?Equateur et la France. Il est prévu qu?ils participent au convoi aérien.

L?Argentine a d?ores et déjà fait savoir que l?ancien président Nestor Kirchner prendrait part à cette délégation internationale.

Les FARC, qui séquestrent des centaines de personnes, ont dit le 18 décembre dernier qu?elles se préparaient à libérer Clara Rojas ? collaboratrice d?Ingrid Betancourt enlevée en même temps qu?elle en février 2002 ?, son fils Emmanuel, conçu et né en détention, et la parlementaire colombienne Consuelo Gonzalez, kidnappée en 2001.

Chavez a souhaité que des observateurs internationaux assistent à la libération des otages. «Nous avons différents scénarios pour une restitution clandestine, mais nous n'en voulons pas, ce serait très risqué», a déclaré le président vénézuélien à des journalistes à Caracas. «Toutes sortes de choses inattendues pourraient arriver. Ce sont des montagnes et des jungles.»

Le président colombien Alvaro Uribe avait mis fin brutalement le mois dernier à la médiation menée par Chavez avec les Farc mais ce dernier a poursuivi les discussions avec la guérilla colombienne qui dit vouloir remettre les otages au président vénézuélien ou à une personne désignée par ses soins.

Le frère de la collaboratrice d?Ingrid Betancourt, Ivan Rojas, a déclaré aux journalistes en Colombie, qu?il soutenait le plan de Chavez. «Nous sommes très optimistes sur une issue positive», a-t-il dit.

La libération des trois otages pourrait créer des conditions favorables pour un échange avec d?autres prisonniers des Farc, notamment la sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt ainsi que trois ressortissants américains capturés par les guérilléros en 2003.

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