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Bizlall en appelle à l’unité syndicale pour contrer la réforme dans l’industrie sucrière

16 octobre 2011, 20:00

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Bizlall en appelle à l’unité syndicale pour contrer la réforme dans l’industrie sucrière

Le syndicaliste Jack Bizlall propose que le Front des syndicats de l’industrie sucrière se transforme en conseil syndical pour s’opposer aux réformes en cours dans ce secteur.

Jack Bizlall, négociateur syndical dans le secteur sucre, lance un appel pour que les différents mouvements qui militent en faveur des travailleurs de l’industrie sucrière s’accordent pour une seule et même cause.

Lors de l’assemblée générale des délégués syndicaux de l’industrie sucrière, le dimanche 16 octobre, Jack Bizlall a fait ressortir que c’est dans l’unité que les représentants des travailleurs pourront tenir face au patronat et au gouvernement. Il fait référence à la réforme entreprise dans cette industrie.

« Il ne faut pas oublier que nous menons un combat très dur. Nous ne pourrons pas lutter contre un monstre sans armes. D’abord, je propose que l’on transforme ce front en conseil afin d’intensifier cette lutte », soutient le syndicaliste.

Jack Bizlall affirme qu’il faudrait également établir un plan de travail afin de structurer le conseil des syndicats de l’industrie sucrière. En effet, de nombreux projets seront bientôt enclenchés afin de contrer les décisions prises dans le cadre de la réforme.

« Les choses vont progresser rapidement. Le gouvernement peut décider de regrouper les corps para-étatiques du secteur sucre. Les syndicats doivent également s’unir pour avoir un même objectif », précise-t-il.

Le syndicaliste propose également qu’un fonds soit créé à partir de la contribution des travailleurs de l’industrie sucrière afin de financer les prochains projets syndicaux. « On ne peut pas croire que tout est gratuit. S’il nous faut retenir les services d’un avocat, il nous faudra le payer. Si, plus tard, il faut se rendre en Europe pour faire un plaidoyer, qui pourra nous assurer les frais du voyage ? » avance-t-il.

Les réformes dans l’industrie sucrière surviennent à la suite de la réduction du CESS par l’Union européenne. Ce fonds servait à financer les corps para-étatiques liés à la production du sucre à Maurice. Parmi les changements à venir, les syndicalistes craignent la perte d’emploi due, en partie, au regroupement des institutions sous un seul organisme.

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