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Bijaye Coomar Appanah directeur du Pay Research Bureau (PRB)

2 septembre 2008, 00:00

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● <B> C?était hier la date limite pour que les employés de la fonction publique fassent leurs représentations sur les «errors and omissions» du rapport PRB. Avez-vous eu l?occasion de prendre connaissance de ces représentations ? </B>

Il est trop tôt à ce stade pour faire un commentaire dessus. Il faut les analyser et j?imagine que nous serons en mesure de compléter l?exercice d?ici mai 2009.

● <B> Y a-t-il eu beaucoup de représentations cette année ? </B>

La situation est la même que lors du dernier exercice en 2003. Il faut savoir que les fonctionnaires n?ont rien à perdre en faisant une représentation. Souvent ils tentent leur chance en demandant que l?on revoie les recommandations initiales. Si la réponse est oui, ils sortent gagnants. Mais si leur demande est rejetée, ils n?ont rien à perdre non plus, puisqu?ils bénéficient de toute façon des nouvelles conditions contenues dans le rapport 2008 du «Pay Research Bureau» (PRB).

● <B> Quand les fonctionnaires font état d?erreurs ou d?omissions, cela ne veut donc pas dire qu?ils rejettent le rapport ? </B>

Non. Tous ceux qui ont signé l?«option form» ont signifié qu?ils acceptaient les nouvelles conditions de travail. Seules quatre personnes ont opté pour un salaire moindre parce qu?ils ne voulaient pas de la réforme de la pension. Mais même en faisant ce choix, ils ont accepté les nouvelles conditions de travail et salariales.

● <B> Cet exercice de «errors and omissions» ne serait finalement qu?une tiède tentative de contester les recommandations du rapport ? </B>

Non, je ne crois pas qu?il s?agit de contester le rapport. Les fonctionnaires essaient peut-être d?obtenir de meilleures conditions. Peut-être que leurs demandes sont justifiées, peut-être pas. Mais cela, nous allons en décider à la lumière de la philosophie qui anime le rapport. Ce qu?il faut savoir, c?est que le rapport du PRB a été préparé dans une perspective de «performance oriented culture». Et donc, beaucoup de fonctionnaires savent qu?il n?y a pas véritablement d?erreurs. Mais puisqu?à Maurice, on aime comparer sa situation avec celle des autres, alors ils tentent quand même leur chance. Cela ne veut pas dire que nous n?allons pas étudier les représentations qui nous ont été présentées, avec tout le sérieux que cela mérite.

● <B>Mais est-ce que les protestations des enseignants du secondaire sont un exemple de ces contestations que l?on appelle «errors and omissions» ? </B>

Pas du tout. D?abord, je ne pense pas que les enseignants contestent les recommandations du rapport. Leur problème se situe plus au niveau de l?administration. Mais encore une fois, je répète que les «errors and omissions» ne sont pas une contestation du rapport. Le rapport, avec ses 1 821 pages qui couvrent 150 organisations, a été accepté à l?unanimité.

<I>Propos recueillis par </I> <B>Deepa BHOOKHUN</B>

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