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Bienvenue au Ségolène Political Club !
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Bienvenue au Ségolène Political Club !
La presse féminine ne s?est pas encore emparée du nouveau look de Ségolène Royal, de sa coiffure et de son allure décontractée de samedi sur la scène du Zénith de Paris. Les observateurs politiques ont par contre été prompts à analyser la mise en scène de la socialiste. Et tous s?accordent à dire qu?elle cultive sa différence.
Entre meeting politique et concert, « le Rassemblement pour la Fraternité » fait figure d?« objet politique non identifié » pour Libération. « Car il y avait de tout dans ce show fort éloigné des canons du meeting socialiste : une bonne portion de théâtre, une couche de mystique, beaucoup de considérations personnelles, le tout réglé au micron près », poursuit le journal.
La prestation de Royal tient à bien des égards du stand up popularisé en France par Jamel Debbouze et son Jamel Comedy Club. « Un véritable one man show, elle arpente la scène en toute décontraction, lève les bras au ciel, ose l?incantation pure et simple. Un style un peu télé-évangéliste mais surtout un meeting d?un genre inédit avec prompteur à l?américaine pour le texte », souligne Emmanuelle Julien sur RTL.
Elle a réussi à marquer les esprits
Ce show, c?est Dominique Besnehard qui en est le concepteur. « Hier agent d?Isabelle Adjani, Nathalie Baye ou encore Jeanne Moreau, le producteur cajole aujourd?hui ?sa Ségo? », explique Le Parisien.
Les deux ne parlent jamais de cuisine politique, mais Besnehard, 54 ans, la conseille pour ses meetings, l?épaule. (?) Je la mets en garde : je suis un intuitif et je sens le danger arriver. »
Le budget de la soirée, 25 000 euros, a été en partie financé par des dons des militants. Il a fallu parfois revoir les ambitions à la baisse, comme on l?explique dans l?entourage de Ségolène Royal : « Alpha Blondy n?a finalement pas pu venir, car les billets d?avion pour faire venir son groupe d?Afrique coûtaient trop cher », toujours selon Le Parisien.
En tout état de cause, Royal a au moins réussi à marquer les esprits. Marianne 2 est sous le charme : « Libérée de ses raideurs, du carcan qui souvent l?enserrait, Ségolène Royal a trouvé une liberté d?allure qui lui faisait jusqu?alors défaut. »
@ 2 008 Le Monde ?
(Distribué par The New York Times Syndicate)
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