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Barghouti brigue la succession d?Arafat
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Barghouti brigue la succession d?Arafat
Condamné quatre fois à la prison à vie, Marouane Barghouti brigue la succession de Yasser Arafat. Il est soupçonné par Israël d?être le chef clandestin des Brigades des martyrs d?Al-Aqsa, un groupe armé issu du Fatah. Sa candidature pourrait gêner celle de Mahmoud Abbas, membre de la vieille garde du Fatah devenu numéro un de l?OLP après la mort de Arafat.
De derrière les barreaux, Marouane Barghouti, le chef du Fatah pour la Cisjordanie, figure populaire de la seconde Intifada palestinienne, a fait connaître, jeudi 25 novembre, sa décision d?être candidat à la présidence palestinienne le 9 janvier, par l?intermédiaire d?un de ses avocats, Me Khader Chkera.
Les mouvements intégristes Hamas et Djihad islamique ne présentent pas de candidat à cette élection, contrairement aux Fronts démocratique et populaire de libération de la Palestine, qui ont annoncé une candidature commune avec d?autres factions, bien qu?ils boycottent aussi les institutions autonomes issues des accords d?Oslo de 1993.Israël avait fait savoir à l?avance qu?il était hors de question de libérer Barghouti parce qu?il avait «du sang sur les mains», bien que celui-ci l?ai toujours nié au cours de son long procès.
Lundi 22 novembre, le Conseil central du Fatah avait désigné Abbas, ancien premier ministre de Yasser Arafat, comme le candidat officiel du mouvement qu?ils avaient fondé à la fin des annés 1950 avec Farouk Kaddoumi, nouveau chef de ce groupe, colonne vertébrale de l?OLP. A 45 ans, MBarghouti, lui, incarne la nouvelle génération de dirigeants palestiniens et celle de la seconde Intifada. Il est tenu depuis plusieurs années comme un successeur potentiel du défunt chef de la révolution palestinienne. Il se présente en outre comme un dirigeant politique sans liens avec les attentats palestiniens et comme favorable à un accord de paix avec Israël.
Cependant, il y a une semaine encore, le ministre des affaires étrangères israélien, Sylvan Shalom, a déclaré : «Il a été condamné à vie, et il restera là où il est car il est responsabble de morts, et du meurtre de nombreux Israéliens.» Les dirigeants israéliens ont toutefois assuré, mercredi 24 novembre, au chef de la diplomatie britannique, Jack Straw, qu?ils feraient leur maximum pour que les Palestiniens procèdent à leurs élections, et ont promis d?autoriser la venue d?observateurs étrangers.
Shalom a cependant stigmatisé Abbas, qui a affirmé que les Palestiniens ne renonceraient jamais à la revendication de Yasser Arafat portant sur le «droit au retour» des centaines de milliers réfugiés déplacés par la guerre israélo-arabe de 1948. Ces propos ont été interprétés comme une quête de crédibilité auprès des «durs».
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