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Banques : les normes Bâle II plus robustes

7 avril 2006, 00:00

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Les banques agissent sous l??il vigilant de Bâle II. La supervision bancaire passe à une étape supérieure de rigueur, mais surtout de complexité technique. Les opérations, la prise de risque et la bonne gouvernance chez les banquiers seront à l?épreuve des standards des plus stricts énoncés dans Bâle II.

La Banque de Maurice organise un séminaire pour se pencher sur les diverses implications de l?introduction et la mise en ?uvre de ces nouvelles règles. L?atelier de travail qui se déroule à l?hôtel Maritim, à Balaclava, vise les banquiers mauriciens et des pays de la région d?Afrique australe. Cette initiative bénéficie du soutien du Commonwealth Secretariat.

Le comité de Bâle est la première source d?autorité mondiale dans la conception, la standardisation et la diffusion des meilleures pratiques de gouvernance et de gestion de risques dans le monde bancaire. Les banques mauriciennes sont déjà soumises à la première série de recommandations. Mais elles devront toutes se conformer à Bâle II en 2007.

Mettre plus de capitaux de côté

?La stabilité du système bancaire est une condition préalable à la stabilité du système financier en général. Il nous faut un système de paiement efficient et résistant de même qu?un dispositif efficace de contrôle de risque?, explique Anil Gujadhur, Deputy Governor de la Banque centrale. Celui-ci rappelle que plus de 70 % des actifs financiers du pays sont détenus par les banques, d?où l?importance de toujours veiller à la stabilité et à la bonne santé du système bancaire.

Aux termes des normes de Bâle II, les banques devront mettre de côté plus de capitaux pour pouvoir absorber des perturbations dans le circuit bancaire. Anil Gujadhur souligne les nombreuses directives émises par la Banque centrale dans cette optique. Celles-ci touchent les nouveaux standards comptables, la bonne gouvernance, les systèmes de surveillance internes et la gestion des liquidités et des risques, entre autres.

Le dirigeant de la Banque de Maurice en appelle à une nouvelle approche vis-à-vis des pratiques de risk management. Il souligne néanmoins que l?application de Bâle II nécessite un gros investissement de la part des banques dans la technologie informatique et le développement des compétences pour identifier et esquisser les divers risques du métier des banquiers.

Le professeur Avinash Persaud, consultant auprès du Commonwealth Secretariat, a, lui, mis l?accent sur les défis auxquels sont confrontés les pays en développement dans la mise en ?uvre des nouvelles règles. Il affirme que les petites économies émergentes peuvent mettre à profit la flexibilité que leur permet Bâle II. ?Je constate toutefois que ceux qui ont le plus besoin de la flexibilité sont ceux qui appliquent les règles le plus scrupuleusement?, dit-il.

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