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Bahemia Ariff : ?J?ignorais que mon fils circulait armé?
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Bahemia Ariff : ?J?ignorais que mon fils circulait armé?
?Je n?étais pas au courant que mon fils voyageait avec des armes dans mon véhicule. D?ailleurs, c?est uniquement lui qui l?utilise car il assure le transport des enfants pour une école maternelle.? C?est la déclaration faite, hier matin, par Bakar Bahemia Ariff, responsable du groupement Zam Zam, aux limiers de la Criminal Investigation Division (CID) Nord placée sous le comman-dement du surintendant Bala Kamatchi.
Il a été convoqué à la suite de l?arrestation de son fils Ikhlas, 22 ans, lors d?un contrôle routier dans la nuit de vendredi à samedi à Grand-Baie. Mais Bakar Bahemia Ariff a été autorisé à rentrer chez lui après l?interrogatoire qui s?est déroulé en présence de son homme de loi, Me Samad Golamaully. Aucune charge n?a été retenue contre lui.
Cette nuit-là, le véhicule, un fourgon, avait été perquisitionné par une équipe de la Northern Division Supporting Unit et des armes y ont été trouvées : un revolver de la marque Trefecta, de calibre 8 millimètres, dans la boîte à gants, un sabre, un couteau, une matraque et deux grenades lacrymogènes sous les sièges et les tapis de sol.
<B>Assurer sa sécurité </B>
Une demi-heure après que Bakar Bahemia Ariff est rentré chez lui, un autre suspect, Fardeen Joghee, 25 ans, s?est constitué prisonnier auprès de la CID de Grand-Baie. Il était recherché depuis samedi. En effet, il était à bord du véhicule, en compagnie d?Ikhlas Bahemia Ariff et de deux jeunes femmes, Ishika Oogur, 28 ans et une mineure, lors de la perquisition. Sauf Ikhlas, tous trois avaient été libérés sur parole mais, le commissaire de police avait demandé une enquête plus poussée. Les deux jeunes femmes étaient alors arrêtées tandis que Fardeen Joghee était recherché par les hommes du surintendant Kamatchi.
Lors de son interrogatoire, hier, Fardeen Joghee a nié connaître l?existence de ces armes. ?Mo ti gagn zis enn lif. Mo pa konn nanye dan sa zistwar la?, a-t-il affirmé aux enquêteurs. Il est provisoirement accusé de possession of firearm. Son domicile a été perquisitionné dans la matinée de samedi par les limiers de la CID. Aucun objet compromettant n?y a été retrouvé.
Pour sa défense, Ikhlas Bahemia Ariff a affirmé aux enquêteurs, lors de son interrogatoire samedi, que les armes trouvées dans le véhicule de son père lui appartenaient. Mais qu?il n?avait nullement l?intention de s?en servir à des fins malveillantes, qu?il les conservait tout simplement pour assurer sa propre sécurité. Il a affirmé que des toxicomanes l?on souvent menacé.
Les quatre suspects ont comparu en cour de Mapou, hier. Les deux jeunes femmes, qui répondent d?une charge provisoire de possession of firearm, ont été libérées contre une caution de Rs 3 000 et d?un engagement de Rs 20 000 chacune.
Quant à Ikhlas Bahemia Ariff et Fardeen Joghee, ils ont été reconduits en cellule policière. Leurs avocats, Mes Samad Golamaully et Roobina Jadoo, ont déposé hier une motion pour leur remise en liberté, laquelle sera débattue aujourd?hui à 11 heures.
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