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Bachoo : Retour à la case départ
«En principe, we are going together. » La boucle semble bouclée : Anil Bachoo sera sur la même plate-forme que les travaillistes pour les prochaines élections. Il l?a clairement affirmé lors de sa conférence de presse de mercredi à l?hôtel Labourdonnais. Tout en se gardant, cependant, de révéler les termes de l?accord envisagé avec l?alliance sociale.
Ainsi, celui qui a assumé jadis les fonctions de secrétaire général au sein du Labour regagne le camp mené par les rouges après avoir milité ailleurs pendant plus de dix-huit ans.
Et comme pour faciliter l?intégration de son nouveau parti ? le Mouvement socialiste démocrate (MSD) ? au sein de l?alliance de l?opposition, Anil Bachoo change de registre. Après avoir, lors de sa première conférence de presse le 18 février, vivement critiqué le style de leadership de Pravind Jugnauth au Mouvement socialiste militant (MSM), il change cette fois son fusil d?épaule et s?en prend à Paul Bérenger, reprenant la rengaine qui a mené à la victoire lors de la partielle de décembre 2003 à Piton-Rivière-du-Rempart.
Il parle ainsi de « one-man show » du Premier ministre, de « l?effritement de notre système westminstérien de démocratie », d?un PM qui « accapare tous les dossiers et qui favorise la concentration du pouvoir économique entre les mains d?une poignée de gens ».
Parmi les marchands de rêves
Il rend également le gouvernement responsable de la flambée des prix, de la montée du chômage et de la dégradation en matière d?ordre et de sécurité.
Thèmes qu?il avait cependant défendus bec et ongles lors de la campagne de décembre 2003. Il concède avoir été parmi les marchands de rêves en 2004. « Kan ti fer kampagn pou premie me 2004, nou ti vann rev 20 000 amploi ki ti pou kree dans sibersite. » Tout comme il concède avoir contribué, en sa qualité de ministre des Infrastructures publiques, à mettre en place un encadrement scolaire « ki kapav debous ver enn sistem de nivellement par le bas ».
Ce retour en arrière d?Anil Bachoo ne se situe pas uniquement au niveau de son rapprochement avec les travaillistes. Il porte aussi, à peu de choses près, sur le nom attribué à son nouveau parti.
En effet, après avoir choisi le nom de Mouvement des travaillistes démocrates au moment où il avait claqué la porte du Square Guy Rozemont peu avant les élections de 1987, il a, cette fois, choisi l?appellation de Mouvement socialiste démocrate pour son nouveau parti et a opté, pour devise : « Unir pour bâtir dans le partage » ? à ne pas confondre avec « Unir pour bâtir » du MSM. Le nouveau parti a de plus adopté comme couleur, le blanc.
Comme quoi, l?inconscient a parfois du mal à se sevrer complètement du passé?
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