Publicité

Avec la bénédiction des dieux de l’Olympe…

17 août 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

L’Histoire va renaître, l’espace d’une journée, dans le sanctuaire d’Olympie, berceau des Jeux de l’Antiquité en 776 avant notre ère. Ce sera dans cet endroit de (Péloponnèse, sud) que se déroulent effectivement, aujourd’hui, les concours des lancers du poids messieurs et dames.

Lieu sacré perdu dans la vallée de l’Alphée à 320 km d’Athènes, Olympie marque le lien entre passé et présent, symbolise les valeurs de l’olympisme, l’idéal de paix et de fraternité représenté par la trêve qui y était alors respectée.

Autant de nobles idées chères au baron Pierre de Coubertin, rénovateur des Jeux à la fin du 19e siècle, dont le coeur est enterré dans une clairière ombragée près du stade d’Olympie.

C’est en hommage à cet héritage que le Comité d’organisation des Jeux (Athoc) a proposé que le lancer du poids – même si ce sport n’existait pas dans l’Antiquité – se tienne sur ce site, deux jours avant le début des autres épreuves d’atlétisme.

<B>Triplé américain </B>

La cérémonie des médailles aura cependant lieu, vendredi, dans le stade olympique d’Athènes.

Ils seront 32, 16 hommes et 16 femmes qui chercheront à marcher sur les pas des héros grecs.

Chez les messieurs, l’Américain Christian Cantwell semblait le plus à même d’associer son nom à ce moment. Mais le détenteur de la meilleure performance 2004 (22,54 m) ne rentrera pas dans l’histoire. Quatrième des sélections américaines, il n’est pas même présent.

Mais ses trois compatriotes, dans l’ordre des sélections, Adam Nelson, vice-champion olympique à Sydney en 2000, Reese Hoffa et John Godina, médaillé de bronze à Sydney, semblent disposer d’une marge sur leurs adversaires.

Au premier rang de ceux-ci se trouvent le Sud-Africain Janus Robberts ou le Bélarusse Andrei Mikhnevich, champion du monde 2003. Le Finlandais Arsi Harju, champion olympique en titre, est absent après s’être blessé cet été à la poitrine.

L’éventualité d’un triplé américain est même réelle. “C’est très difficile à réaliser, tempère cependant John Godina. Cela peut arriver, mais aussi ne pas arriver. Les chances sont à 50-50. J’ai fait tout ce que je pouvais pour préparer cet événement.”

Le titre féminin ne devrait pas échapper à une demoiselle de l’Est, entre les Russes Irina Korzhanenko et Svetlana Krivelyova, et les Bélarusses Nadezhda Ostapchuk et Natalia Khoroneko.

Publicité