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?Aux régulateurs et opérateurs de concrétiser leur intention?
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?Aux régulateurs et opérateurs de concrétiser leur intention?
Le National Telecommunications Policy (NTP) contient beaucoup de déclarations d?intention. Qu?est-ce qui est prévu pour les traduire dans la réalité ?
Un policy paper doit toujours contenir des déclarations d?intention. Mais il y a aussi des objectifs bien définis et des dates butoirs. Il appartient au régulateur ? l?Information and Communication Technologies Authority (ICTA) et aux opérateurs ? nouveaux et existants ? de concrétiser cette intention. Il faut créer un véritable dynamisme dans le secteur et de la richesse dans le pays. Les nouveaux opérateurs doivent tenir compte de cela.
Offrir des minutes moins chères ne va pas dans le sens de la création de la valeur. Là, on ne fait que casser les prix. Le gouvernement souhaite que l?on crée de nouvelles infrastructures et que l?on améliore celles existantes. A partir de là, de nouveaux services à valeur ajoutée seront créés.
Les objectifs du NTP sont les suivants : augmenter la densité de l?utilisation de la téléphonie fixe de 27 % à 40 % d?ici 2005, augmenter la densité de l?utilisation des portables de 27 % à 50 % d?ici 2006, permettre à toutes les entreprises d?avoir une connectivité de bande passante en 2006, couvrir 50 % des ménages par des réseaux haut débit dès 2008 et rendre l?Internet accessible à 90 % des ménages mauriciens à partir de 2008.
Une loi sur la e-convergence est en préparation. Quelle est l?importance de cette législation ?
Pendant longtemps, les télécommunications, l?informatique, les technologies télévisuelles et les technologies multimédias ont évolué séparément. Aujourd?hui, avec le réseau IP (Internet Protocol), tous ces systèmes peuvent utiliser la même infrastructure. Il est donc temps de fédérer tous ces services sous le même chapeau.
Il y a la télévision par câble. Ce même câble peut être utilisé pour offrir l?Internet. Il n?est pas convenable de réguler chacun de son côté. C?est là une lacune que la nouvelle loi essayera de combler.
Il est beaucoup question ces temps-ci de connectivité à haut débit à des tarifs compétitifs?
Les utilisateurs ne se satisfont plus des connecxions dial up. La tendance est vers le haut débit, tel que l?ADSL (Asymetric Digital Subscri ber Line). Mais il existe d?autres technologies de bande passante qui peuvent bien faire l?affaire, indépendamment du médium utilisé.
Certes, le facteur coût demeure l?obstacle le plus important à la démocratisation des services de haut débit. A Maurice, un service de l?ADSL coûte Rs 2 500 par mois, alors qu?en France, il y a des bandes passantes beaucoup plus importantes qui ne coûte que 25 euros (environ Rs 750) la mensualité.
L?accès popularisé des bandes passantes aidera l?émergence de nouvelles activités, telles que la visioconférence services dont le développement ne peut être possible si les utilisateurs n?ont pas un accès à haut débit.
C?est bien de venir de l?avant avec des projets informatiques, tel le portail de l?e-government. Encore faut-il que le coût de l?accès soit raisonnable. Valeur du jour, l?accès à l?Internet reste élevé. Une manière de démocratiser son accès est d?enlever la TVA sur les tarifs.
La question de l?interconnexion continue à poser problème dans le processus d?ouverture du marché. Que préconise le NTP dans ce contexte ?
La question de l?interconnexion est déjà prise en compte dans l?Information and Communication Technologies (ICT) Act. Le Mauritius Telecom (MT) est tenu d?ouvrir son réseau à tous les prestataires qui souhaitent l?utiliser.
Le tarif d?interconnexion pose toujours un problème. Le régulateur se trouve entre deux forces, le MT et les nouveaux opérateurs. Il lui appartient de venir de l?avant avec une formule qui pourra satisfaire toutes les parties concernées. Un rééquilibrage devra se faire très rapidement.
L?ICTA doit aussi veiller à ce que MT ouvre son réseau de façon non discriminatoire. La tâche du régulateur n?est guère aisée. Je souhaite toutefois qu?il arrive à une solution le plus rapidement possible.
Propos recueillis par
Akilesh Roopun
?A Maurice, un service de l?ADSL coûte Rs 2 500 par mois, alors qu?en France, il ne coûte que 25 euros (environ Rs 750). Valeur du jour, l?accès à l?Internet reste élevé. C?est bien de venir de l?avant avec des projets informatiques, tel le portail de l?e-government. Encore faut-il que le coût de l?accès soit raisonnable.?
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