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Au nom du père

17 août 2004, 20:00

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Le Japon n’est pas monté sur la plus haute marche du podium olympique depuis 1976 dans la compétition par équipes.

Vingt-huit ans que les Nippons subissent la loi de leur grand rival Chinois. Une hégémonie stoppée lundi soir par un certain Naoya Tsukahara et ses coéquipiers.

Vingt huit ans auparavant, soit en 1976, un autre Tsukahara fut le dernier capitaine japonais à monter sur la plus haute marche du podium olympique. Lui , c’était Mitsuo, le père de Naoya.

Inspiré par ce père, légende vivante de la gymnastique au pays du Soleil levant, Naoya fera ses premiers pas aux côté de son idole. Celui-ci, six fois médaillé olympique, sera bien évidemment d’une grande influence dans la carrière de sa progéniture.

Le jeune Naoya restera sous les ailes de son père jusqu’à la catégorie junior où il passa à l’entraînement d’un certain Andrianov. Ce Russe de la dure école de l’ex-Union soviétique ne le changera peut-être pas en machine à gagner mais il a permis à Naoya de corriger ses défauts, dont le mental.

Lundi soir, lors de la compétition par équipes en compagnie de Isao Yoneda, Daisuke Nakano, Takehiro Kashima, Hiroyuki Tomita et Hisashi Mizutori, Naoya a permis au Japon de redorer son blason.

Une victoire qui a fait raviver les souvenirs des glorieuses années de la gymnastique japonaise. Cette victoire a également mis un terme à une disette de 20 ans que subissaient les Japonais en gymnastique. La dernière médaille olympique des Japonais avait été décrochée à Los Angeles en 1984. Koji Gushiken et Shinji Morisue l’avaient emporté en l’absence de l’Union soviétique.

La domination japonaise avait commencé en 1960 à Rome et a pris fin subitement en 1976.

Et, depuis, le Japon n’a récolté que trois médailles de bronze dans les compétitions en équipes.

Naoya, qui considère son père comme le plus grand gymnaste japonais, ne pourra toutefois pas aider son pays à engranger plus de médailles. Car il n’est pas qualifié pour les épreuves individuelles. Ce que regrette son entraîneur russe : “C’est dommage car il a beaucoup de potentiel. Il a tout simplement raté les qualifications. Un jour sans ça se paie”, estime Andrianov qui a été l’un des plus grands rivaux de son vieux père.

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